Bruno Cholet : l'affaire du faux taxi et le meurtre de Suzanna Zterberg

La découverte en forêt de Chantill
Au petit matin du 19 avril 2008, une vigile qui rentrait du travail aperçoit deux foyers d'incendie dans la forêt de Chantill. Elle les éteint avec des bidons d'eau — sans savoir qu'elle asperge un corps en train de brûler. Elle croit à un mannequin de vitrine. Quelques heures plus tard, une joggeuse découvre la vérité. Un cadavre de femme, à moitié calciné, menotté dans le dos. Cinq blessures par balle. Les flammes ont particulièrement touché le visage et les parties intimes.
L'identification formelle
En parallèle, une femme se présente au commissariat du 18e arrondissement de Paris pour signaler la disparition inquiétante de Suzanna Zterberg, une étudiante suédoise de 19 ans venue prendre des cours de français à la Sorbonne. Les enquêteurs prélèvent une empreinte digitale de Suzanna sur un spray coiffant dans sa salle de bain. Cette empreinte correspond à celle relevée sur le corps retrouvé en forêt de Chantill. L'identification ne fait plus aucun doute. Voilà.
La dernière nuit
Le 18 avril au soir, Suzanna sort en boîte de nuit avec trois amis, rue de Rivoli. Vers 4h30 du matin, elle décide de rentrer seule. Devant la discothèque, un taxi refuse de la prendre. Un autre monospace blanc aux vitres fumées se range à ses côtés. Elle monte — ce sera la dernière fois qu'on la verra vivante.
Un itinéraire aberrant
En exploitant le bornage de son portable, les enquêteurs reconstituent un itinéraire étrange. Le véhicule tourne en rond dans Paris, puis s'engage sur l'autoroute en direction du nord. À 5h15, un ami appelle Suzanna. Elle lui confie être dans un taxi qui lui semble bizarre. « Je vais quand même aller dormir 2 3h avant de prendre le chemin du travail », avait-elle dit à ses amis plus tôt. Et pourtant, ce sera leur dernier contact.
La piste du faux taxi
Les enquêteurs se penchent sur les retraits effectués avec la carte bancaire de Suzanna peu après le crime. Les images de vidéosurveillance montrent un homme masqué retirant de l'argent. Les boers, la police des taxis, identifient Bruno Cholet, 51 ans, chauffeur de taxi clandestin. Déjà connu pour exercice illégal de taxi et condamné par le passé pour viol.
L'arrestation et les preuves
Six jours après le meurtre, les policiers mettent en place une surveillance discrète. Bruno Cholet achète une pelle, se rend au bois de Boulogne, cherche quelque chose pendant près d'une heure. Il repart avec un paquet — les policiers l'interpellent. Dans le paquet, un sac plastique avec l'inscription « Suzanna 377 ». À l'intérieur, une mallette contenant une arme. L'expertise ADN montre des traces de Suzanna et de Bruno Cholet sur cette arme.
Lors de son interrogatoire, Bruno Cholet nie en bloc. Il déclare ne pas être le propriétaire du sac ni de son contenu. En voyant l'arme, il affirme qu'elle n'est pas la sienne.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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