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JusticeÉpisode 5/2

Booba absent à son procès pour cyberharcèlement : l'audience reportée

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Booba absent à son procès pour cyberharcèlement : l'audience reportée
© Illustration Le Dossier (IA)

Booba n’était pas là. Ce mercredi 1er avril 2026, le rappeur français a brillé par son absence au tribunal correctionnel de Paris. Il devait répondre d’accusations d’injures racistes, sexistes et de cyberharcèlement. L’audience est désormais reportée à décembre.

Raisons de santé ou stratégie ?

Pas un mot, pas un signe. Booba, de son vrai nom Élie Yaffa, n’a pas honoré sa présence devant les juges. Ce jour-là, il était attendu pour répondre d’injures racistes et sexistes, ainsi que de cyberharcèlement visant la journaliste Linh-Lan Dao. Tristan Mendès France, essayiste également attaqué par le rappeur, était aussi absent.

Son avocate, Me Marie Roumiantseva, a invoqué des raisons de santé. Une blessure lors d’une séance de sport aurait empêché Booba de se produire samedi dernier au Stade de France. "Il est souffrant", a-t-elle affirmé, sans plus de détails. Le président du tribunal n’a pas caché son mécontentement. Résultat : l’audience est repoussée au 3 décembre 2026.

Un rappeur habitué des tribunaux

Booba et les procédures judiciaires, c’est une longue histoire. Actuellement mis en examen dans deux autres affaires de harcèlement moral en ligne, le rappeur vit désormais aux États-Unis. Une distance géographique qui complique sérieusement sa comparution devant les tribunaux français.

En janvier 2024, Booba avait publiquement attaqué Linh-Lan Dao sur X. La journaliste de France Télévisions venait de publier un article de fact-checking sur les vaccins contre le Covid. Les propos du rappeur ont déclenché une vague d’insultes et de menaces à son encontre.

Quant à Tristan Mendès France, spécialiste des cultures numériques, il a lui aussi été la cible de Booba sur X. Le rappeur avait publié une photo de l’essayiste accolée à celle du tueur en série Francis Heaulme, accompagnée d’un commentaire : "Il est nez avant la honte."

Le cyberharcèlement, un fléau qui persiste

Depuis 2014, la loi française punit sévèrement les injures et propos discriminatoires en ligne. Les peines peuvent atteindre trois ans de prison et 45 000 euros d’amende. En cas de circonstances aggravantes — racisme, sexisme —, les sanctions sont encore plus lourdes.

Booba connaît bien ce terrain judiciaire. En 2023, il avait déjà été condamné pour des propos antisémites. Cette fois, les accusations sont plus graves : injures racistes, sexistes et cyberharcèlement. Des délits que la justice française ne prend pas à la légère.

Des victimes dans l’attente

Pour Linh-Lan Dao et Tristan Mendès France, cette affaire est bien plus qu’un dossier judiciaire. La journaliste a subi une avalanche de menaces et d’insultes après son article sur les vaccins. Quant à l’essayiste, il a été comparé à un tueur en série. Une humiliation publique qui ne s’efface pas.

Le report de l’audience au 3 décembre 2026 prolonge leur attente. Et leur souffrance. Ils espèrent que la justice leur rendra enfin raison.

Et maintenant ?

L’audience du 1er avril est donc reportée au 3 décembre. Booba devra comparaître. En attendant, les victimes guettent chaque avancée du dossier. Le cyberharcèlement reste un fléau en France. Et les injures racistes ou sexistes ne doivent jamais rester impunies.

Booba, lui, continue de vivre aux États-Unis. Loin des tribunaux français. Mais la justice finira bien par le rattraper.

📰Source :rss_article

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