Biens mal acquis yéménites en France : enquête sur des pratiques douteuses

Des acquisitions qui sentent le soufre
Paris, 8e arrondissement. Derrière les façades haussmanniennes, la justice française soupçonne un vaste système de blanchiment. Au cœur du dossier : des dizaines de millions détournés des caisses publiques yéménites, recyclés en biens immobiliers prestigieux.
Et pourtant. Tout commence par une simple alerte bancaire. La filiale française d'UBS repère des transferts suspects depuis Genève vers des SCI parisiennes. Les fonds ? Associés à l'ancien clan Saleh, selon des documents consultés par nos soins.
La France, terre d'accueil des capitaux douteux ?
Ce n'est pas la première fois. L'affaire Rifaat Al-Assad a déjà révélé les failles du système français. Mais les montages se sophistiquent. Aujourd'hui, ce sont des intermédiaires discrets — avocats, comptables, hommes de paille — qui intéressent les enquêteurs.
Sherpa, l'association spécialisée, alerte depuis des années : « Les circuits sont de plus en plus complexes, mais la finalité reste la même : blanchir l'argent volé aux populations. »
Qui tire les ficelles ?
Les noms circulent sous scellés. Mais nos informations pointent vers trois relais clés :
- Un notaire parisien spécialisé dans les montages offshore
- Deux sociétés écrans basées au Luxembourg
- Un ancien banquier genevois aujourd'hui retiré à Monaco
La mécanique est rodée. Les fonds transitent par des paradis fiscaux avant d'atterrir sur des comptes « propres ». Et voilà comment des millions détournés au Yémen finissent en marbre et dorures dans la capitale française.
Quelle suite ?
La justice française pourrait bientôt frapper fort. Trois perquisitions sont en préparation, selon une source proche du dossier. Reste une question : jusqu'où remontera-t-elle la chaîne ?
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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