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Société

Bernard Arnault étouffe la presse française : le scandale révélé

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-16
Illustration: Bernard Arnault étouffe la presse française : le scandale révélé
© YouTube

75 %, ce chiffre qui change tout

Trois mots : soixante-quinze pour cent. C'est la part du lectorat économique que Bernard Arnault contrôle aujourd'hui. Un seuil critique franchi en 2025 avec le rachat symbolique — un euro ! — de Challenge, Science et Vie et La Recherche.

Les régulateurs ? Endormis. L'Autorité de la concurrence et l'ARCOM n'ont même pas bronché. "C'est un scandale démocratique", tonne Thbo Brutin, directeur général de Reporter sans frontières.

Et ce n'est que la partie émergée. Les Échos, Le Parisien, Paris Match, L'Opinion, La GFI... La liste s'allonge chaque mois. Un empire médiatique qui dépasse largement le cadre économique.


Quand la charte saute

15 janvier 2026. Une date à graver. Ce jour-là, Arnault annonce aux équipes de Challenge : fini la charte éditoriale. Exit les engagements sur l'économie sociale de marché. Terminé, les rédactions qui choisissent leurs dirigeants.

"Ce n'est pas une erreur, c'est une méthode", analyse Brutin. Déjà en 2024, le milliardaire avait tenté le coup aux Échos. Les journalistes avaient tenu bon pendant 18 mois. Mais cette fois, la résistance semble brisée d'avance.


L'État regarde ailleurs

Question simple : pourquoi personne ne bouge ? Le règlement européen sur les médias existe depuis août 2025. Des garde-fous précis contre les concentrations excessives. En France ? Rien. Nada. Le vide.

Demain, le Conseil d'État examinera un référé déposé par RSF et trois syndicats. Une procédure exceptionnelle. "Nous avons des preuves accablantes", assure Brutin en brandissant des rapports de l'ACPM. "Les chiffres sont là. Et ils crient."

Pendant ce temps, les milliardaires continuent leurs achats. 90 % des titres leur appartiennent désormais. Un record européen. Et un danger mortel pour le pluralisme.


La démocratie en sursis

"Arnault voit les journalistes comme des ennemis." Brutin rappelle les propos tenus lors du procès Fakir en 2024. Pour le patron de LVMH, la presse doit servir sa vision du monde. Point final.

Les conséquences ? Tangibles. 75 % du marché économique contrôlé. Une position dominante sur la pub. Un pouvoir qui dépasse largement le cadre médiatique.

Et pourtant. Les régulateurs dorment. L'Europe ferme les yeux. Seul RSF semble encore se battre. "La presse n'est pas une propriété privée", martèle Brutin. "C'est un bien commun."


Épilogue : l'urgence d'agir

Trois constats s'imposent :

  1. La concentration atteint des niveaux dangereux
  2. Les outils légaux existent mais ne servent à rien
  3. Le temps joue contre nous

Demain, le Conseil d'État pourrait donner un signal. Ou enterrer le dossier. Dans les deux cas, une certitude : le combat ne fait que commencer.

Sources :
Challenge
ACPM
Reporter sans frontières

Par la rédaction de Le Dossier

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