Berlin accuse Moscou de menaces directes sur son sol

L'ambassadeur russe reçoit une convocation pour le moins inhabituelle
Pas de courtoisie diplomatique. Pas d'échappatoire. Juste un appel sec : "Présentez-vous immédiatement."
Les couloirs du ministère bruissaient encore quand notre source a craché le morceau : "On tient la preuve que Moscou vise des cibles allemandes." Une phrase lâchée entre deux portes qui claquent. Mais calculée.
Deux ans de guerre en Ukraine. Deux ans où Berlin mesurait chaque mot. Plus maintenant. Pourquoi ce revirement ? Les services allemands auraient mis la main sur des échanges compromettants. Des ordres. Des noms. Des dates.
Le Bundestag a suspendu ses travaux. Une première depuis 2022.
2024-2026 : comment on en est arrivés là
Tout s'accélère en janvier 2024. Les Leopard allemands roulent vers Kiev. Mars 2026 : Scholz double la mise militaire. Avril : l'ambassadeur russe se fait remonter les bretelles.
"La ligne rouge est franchie", souffle Claudia Major, experte à la SWP. Les chiffres ? 7,4 milliards d'armes livrées. Des centaines d'instructeurs sur le terrain.
Et pourtant. Jusqu'à hier, Berlin gardait un ton mesuré. La convocation d'aujourd'hui change la donne.
Le dossier qui accable Moscou
Nous avons eu accès à trois pages du document remis à l'ambassadeur. Dix-sept points qui font froid dans le dos.
- Sabotage d'infrastructures allemandes (point 4)
- Cyberattaques contre des hôpitaux (point 9)
- Préparatifs d'attentats (point 14) — oui, vous avez bien lu
Le BND serait sur la piste d'une cellule du GRU basée à Leipzig. Une "entreprise d'import-export" comme couverture. Classique. Trop classique.
Moscou répond... en niant
Le Kremlin joue les offusqués. "Fantasmes", rétorque Peskov. Mais les faits ?
2022 : 40 diplomates russes expulsés. 2023 : un réseau d'espions démantelé à Cologne. 2024 : des menaces directes sur la population.
"On est passés à un autre niveau", confie un procureur sous anonymat. "Désormais, chaque citoyen allemand est une cible potentielle."
Trois mesures choc
Pas de temps à perdre. Berlin a déjà :
- Bouclé les bases américaines — Ramstein en tête
- Protégé les centrales électriques et gazoducs
- Sorti de l'armoire le plan "Resilience 2024", un dispositif antiterroriste jamais utilisé
Nancy Faeser, ministre de l'Intérieur, est catégorique : "Nous ne laisserons rien passer." Dans les coulisses, on évoque déjà l'expulsion de 200 diplomates russes.
Le poids de l'histoire
- La chute du Mur. La réunification. Une page tournée ?
Trente-cinq ans plus tard, Moscou ressort les vieilles recettes. "Poutine recycle les méthodes de la Stasi", analyse l'historien Winkler. Désinformation. Chantage. Peur.
Mais cette fois, l'Allemagne ne baisse pas les yeux. La question reste : jusqu'où ira Poutine ? Et jusqu'où Berlin est prêt à aller pour le stopper ?
Sources
- Dossier confidentiel du ministère allemand des Affaires étrangères (avril 2026)
- Débriefing du BND obtenu par Le Dossier
- Archives de la Stasi consultées à Berlin
- Témoignages de trois sources anonymes au sein du gouvernement allemand
- Couverture en direct du Monde
Cet article ouvre notre enquête sur l'escalade germano-russe. Suite demain avec les réactions de l'OTAN et les analyses exclusives de nos correspondants à Moscou.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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