ArcelorMittal accusé de ravages écologiques et d'expropriations au Liberia

La face cachée d'une concession monstre
Cinq fois Paris. Voilà la taille de la concession minière d'ArcelorMittal au Liberia. Une superficie vertigineuse où les bulldozers ont rasé forêts et terres agricoles. "Du jour au lendemain, ils ont tout détruit", raconte un paysan, encore sous le choc. Des centaines de familles ont été chassées, souvent sans compensation.
Les conséquences ? Catastrophiques. L'État libérien a condamné l'entreprise pour ses déversements toxiques. Les photos parlent d'elles-mêmes : des cours d'eau teintés de rouge par les sédiments ferreux. Une eau que les habitants utilisent pour boire, cuisiner, irriguer. Résultat : des problèmes de santé en cascade—irritations cutanées, diarrhées. Et pourtant, ArcelorMittal persiste.
Une stratégie à double tranchant
"Un programme complet de suivi environnemental", affirme l'entreprise dans un communiqué. Les indemnisations ? "Toutes effectuées." Sur le terrain, c'est une autre histoire. Seuls quelques paysans ont perçu des compensations, souvent dérisoires.
Ce modèle d'exploitation porte un nom : l'"extractivisme colonial". Un héritage sombre où les ressources locales profitent aux métropoles, laissant les populations locales exsangues. Les dégâts ? Colossaux. Et la multinationale continue d'extraire, impunie.
Qu'en est-il aujourd'hui ?
Le dossier est loin d'être clos. Les habitants se battent, mais face à un géant comme ArcelorMittal, la route sera longue. À suivre.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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