Arancha González Laya alerte sur la vassalisation de l'Europe

La voix d'Arancha González Laya a résonné avec une urgence inhabituelle. L'ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, aujourd'hui à la tête de l'École des Affaires internationales de Sciences Po, vient de lancer un pavé dans la mare européenne. Son diagnostic ? Brutal.
"Un danger plus grand qu'on ne l'imagine"
Le discours tenu hier à Bruxelles n'était pas un énième plaidoyer technocratique. "Regardez les chiffres des investissements chinois, analysez notre dépendance énergétique à la Russie... Tout est là." González Laya martèle son argument : l'Europe joue son avenir dans les cinq prochaines années.
Et pourtant. Nos dirigeants semblent frappés de paralysie. L'ancienne ministre cite en exemple le retard pris sur les semi-conducteurs — un secteur clé où l'UE dépend à 80% de l'Asie. "C'était prévisible. Nous avons laissé faire."
Un plan en trois actes
Comment inverser la tendance ? González Laya esquisse une feuille de route :
- Réindustrialisation immédiate des secteurs stratégiques
- Contrôle strict des investissements étrangers
- Mise en place d'une véritable diplomatie économique européenne
"Chaque jour compte", insiste-t-elle avant de quitter la tribune. Un avertissement qui tombe au moment où la Commission européenne peine à trouver un consensus sur sa nouvelle politique commerciale.
Sources :
- RFI (avec extraits vidéo du discours)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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