Un ancien d'Airbus construit un bombardier d'eau pour pallier la pénurie de Canadair

Le constat : une flotte en sursis
Douze Canadair en théorie. Huit en pratique, selon la source. Le week-end dernier en Gironde, selon F. Mouchon, il n'y en avait que deux de disponibles.
Pourquoi ? Parce que ces appareils ont trente ans. La saison particulière fait que le nombre d'heures de vol s'approche du triple des heures de vol de l'année précédente, selon le Lcl D. Annotel. Plus un avion vole, plus des opérations de maintenance sont obligatoires. Il y a aussi une problématique de pièces détachées, qui reste fragile, selon le Lcl D. Annotel. La sursollicitation de ces machines fait que la maintenance continue à s'accélérer. Selon A. Goutard, le délai pour obtenir des pièces détachées est "très lent". Canadair avait arrêté sa chaîne de production, et les brevets ont été rachetés, selon le Lcl D. Annotel.
L'alternative française : un ATR-72 transformé
C'est là qu'intervient Laurent (nom de famille non précisé), ancien ingénieur d'Airbus. En 2022, après les incendies dramatiques en Gironde, il lance sa propre entreprise. Son idée ? Prendre un ATR-72 — un avion franco-italien existant dans des versions cargo et passagers — et le transformer en bombardier d'eau amphibie.
Le défi technique est colossal. Il faut remplacer le train d'atterrissage par un flotteur sur mesure. Désosser l'intérieur pour ne garder que les fonctions vitales. Gagner presque trois tonnes sur la masse à vide selon la source. Chaque kilo enlevé, c'est un litre d'eau supplémentaire emporté.
Le résultat ? Selon la source, le FF72 peut embarquer huit tonnes d'eau — deux de plus qu'un Canadair. Et le remplissage des réservoirs prend douze secondes selon la source. Une prouesse technique qui puise dans les savoir-faire de la Seconde Guerre mondiale, dernière époque où ce type de configuration était maîtrisé, selon la source.
Le coût : la moitié d'un Canadair
Selon la source, un Canadair neuf coûte 80 millions d'euros. Le FF72 transformé revient deux fois moins cher. Un avantage considérable pour reproduire l'appareil en nombre.
L'entreprise espère fournir douze avions par an à partir de 2030, selon la source.
Le choix stratégique de l'État
Selon Laurent (nom de famille non précisé), l'État français a fait un choix stratégique d'aider massivement l'industrie canadienne à relancer la fabrication du Canadair. Il espère que l'État français prendra conscience que des alternatives sont possibles.
Selon le Lcl D. Annotel, deux autres sociétés développent des projets similaires : Hynaero (entreprise non vérifiée), sur la même idée d'hydravion, et Kepplair (entreprise non vérifiée), qui développe l'équivalent d'un potentiel remplaçant de Dash. Ces deux projets sont "légèrement soutenus par l'État".
Selon A. Goutard, au Canada comme aux États-Unis, ils n'ont pas la même stratégie et laissent brûler jusqu'à ce que ça touche l'océan, sans besoin des Canadair. "Ce n'est pas productif et intéressant pour la boîte Canadair de fonctionner pour nous", selon A. Goutard.
Le "game changer" qui n'a pas changé grand-chose
Selon le Lcl D. Annotel, le "game changer n'a pas été très efficace. Le feu n'est pas encore éteint." Il ajoute que les pilotes militaires qui opèrent ces appareils sont excellents mais n'ont pas l'habitude de lutter contre le feu, que c'est un autre métier.
L'avenir, selon la Sécurité civile, passe par une reprise en main française et européenne : "On ne peut plus dépendre uniquement d'une société étrangère qui a une vision dans le temps particulière."
Et maintenant ?
Le FF72 existe. Les maquettes des réservoirs internes sont là. La démonstration technique de la transformation — flotteur, allègement — a été faite.
Reste une question selon la source : l'État va-t-il enfin soutenir ces alternatives françaises ?
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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