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EXCLUSIF : L'ambassadeur israélien avoue le ciblage de journalistes et sème la crise avec Paris

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-05
Illustration: EXCLUSIF : L'ambassadeur israélien avoue le ciblage de journalistes et sème la crise avec Paris
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« Nous l’avons éliminé délibérément »

Le 7 octobre 2023, un homme filme l’attaque du Hamas contre Israël. Il porte un gilet de presse. Il s’appelle Islam Idair — ou un autre nom, peu importe. Pour l’armée israélienne, c’est une cible. L’ambassadeur Josh Arca le confirme sans trembler : « Il a été éliminé délibérément. » Il ajoute : « Tout à fait. »

Ce n’est pas une bavure. C’est un aveu. — Oui, vous avez bien lu.

Plus de 260 journalistes palestiniens tués à Gaza selon l’ONU. L’ambassadeur ne conteste pas le chiffre. Il le justifie. « Parmi ces 260, nous avons identifié 157 journalistes qui étaient membres du Hamas. » Traduction ? Un journaliste sur deux devient une cible légitime. Les autres ? Le fameux « prix collatéral » d’une guerre qui, selon lui, « nous a été imposée ».

Le problème, c’est la méthode.

Israël empêche les journalistes étrangers d’entrer à Gaza. L’ambassadeur le reconnaît : « On ne laisse pas les journalistes étrangers venir dans la bande de Gaza. » Pourquoi ? Il évoque le danger, une « discussion qui continue ». Le résultat est clair : seul le récit israélien circule. Les locaux sont soit terroristes, soit propagandistes. Et lorsqu’un journaliste filme des atrocités — sans même y participer — il signe sa peine de mort. « Il est rentré avec eux, il les a filmés en train de décapiter, brûler, assassiner des civils. Cela fait de lui un terroriste. »

Ainsi, filmer = terroriste. Terroriste = cible. Cible = mort. Voilà.

Les organisations de défense des journalistes crient au crime de guerre. L’ambassadeur rétorque : « Cibler des journalistes en le faisant exprès parce qu’ils sont journalistes est interdit. » Mais chez lui, la frontière entre journaliste et combattant est si poreuse que tout reporter palestinien devient suspect. Les gilets « presse » retrouvés dans les tunnels du Hamas et du Hezbollah servent de preuve.

Une question simple : si la presse internationale pouvait enquêter librement à Gaza, combien de ces « 157 membres du Hamas » seraient encore debout ?

157 journalistes « membres du Hamas » — la liste qui tue

L’ambassadeur sort une liste. 157 noms. Des journalistes que l’armée israélienne qualifie de « membres du Hamas ». Il ne la montre pas. Il ne donne aucun détail sur la méthodologie. « Nous les avons identifiés », dit-il.

Le hic ? Depuis le 7 octobre, personne — aucune source indépendante — n’a pu vérifier cette liste. Les seules vérifications, comme celle de Check News, ont déjà contredit la version israélienne sur d’autres points — notamment la fameuse photo du journaliste avec une grenade. « La grenade, ça n’est

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