Aides carburants prolongées : un montant substantiel pour gérer la crise

15 milliards envolés. La facture des aides carburants, prolongées jusqu'au 31 octobre, révèle une gestion en roue libre. Le provisoire s'installe — et le contribuable trinque.
Un casse-tête administratif qui coûte cher
"Nous avons fait le plus simple possible", assure Marc Brégeon. Curieux. Car seuls 1,4 million de bénéficiaires sur 3 millions éligibles ont franchi le seuil du fameux "portail simplifié".
La réalité ? Des formulaires kafkaïens, des justificatifs à n'en plus finir. Résultat : près de la moitié des ayants droit renoncent.
Un jeu dangereux
Pas question de bloquer les prix — le Venezuela sert de contre-exemple. Mais le système actuel ne vaut guère mieux.
Prenez ce patchwork de taux : 25 centimes/litre pour les pêcheurs, 20 pour le BTP, 15 pour les agriculteurs. Chaque corps de métier tire la couverture. Demain, les taxis exigeront 30. Après-demain, qui ?
L'IGF alerte : cette logique d'urgence permanente pourrait engloutir 15 milliards. Ironie du sort pour des mesures présentées comme temporaires.
La fuite en avant
Le Canada montre pourtant qu'une alternative existe : crédit d'impôt universel, taux de recours élevé, coûts administratifs maîtrisés. Simple. Efficace.
La France préfère la méthode Coué. On prolonge, on bricole, on différencie. Le gouvernement promet un "débat budgétaire" début septembre. Avec quel argent ? La dette frôle les 115% du PIB.
Et pourtant. La musique continue, les mesures s'empilent, la caisse se vide. Personne n'ose éteindre le son.
L'enquête suit son cours.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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