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EXCLUSIF - Un agent de sécurité condamné pour usage illégal de gaz lacrymogène

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-28
Illustration: EXCLUSIF - Un agent de sécurité condamné pour usage illégal de gaz lacrymogène
© YouTube

Une nuit agitée

2h15 du matin. Une station balnéaire en pleine saison estivale. Trois jeunes s'en prennent à un apprenti cuisinier de 18 ans. "Une histoire de fille", selon Sebastien, l'agent de sécurité présent ce soir-là.

Sebastien — 1,80 m, 85 kg — intervient. Employé par un bar et une discothèque voisine, il affirme vouloir "éviter que ça parte en cacahuète". Son arme ? Une bombe de gaz lacrymogène.

Problème : les témoignages contredisent sa version. Ce n'est pas une serveuse qui lui aurait apporté le gaz, comme il le prétend. Il l'aurait cherché derrière le bar.

La légitime défense rejetée

"Vous avez du mal à écouter ce qu'on vous dit." Le président du tribunal ne mâche pas ses mots. La légitime défense ? Un argument balayé.

"La légitime défense, c'est lorsqu'on est victime d'une agression. Pas une action préventive", rappelle le procureur.

Pire : l'agent a des antécédents. Condamné en 2023 pour violences (300 € d'amende), il nie d'abord. Puis se ravise. "C'est un métier difficile... On nous donne des lois à respecter, mais on nous interdit d'utiliser la gazeuse."

Un système en question

10 € par jour pendant 30 jours. Soit 300 € à régler sous un mois. Sinon, prison.

Mais au-delà de la condamnation, c'est tout un système qui pose question. Les agents de sécurité sont-ils suffisamment formés ? Leur recours aux armes (même non létales) est-il encadré ?

"Si j'avais utilisé mes mains, avec mes connaissances en combat, ça aurait pu partir vraiment mal", justifie Sebastien. Le tribunal, lui, reste inflexible : "Vous n'avez pas à faire la police."

Témoignages contradictoires

"Le gars a pleuré trois larmes et c'était terminé." La version de l'agent minimise les faits. Pourtant, les déclarations des témoins — et surtout du jeune gazé — dressent un autre tableau.

L'agent aurait insulté la victime : "Gros cochon', 'je vais te faire maigrir'. Des propos qu'il nie. 'Non. Non.' Puis, face aux preuves, il se rétracte."

Une condamnation symbolique

30 jours-amende. Une peine légère ? Pas si sûr.

"C'est une deuxième mention à son casier. La prochaine fois, ce sera la récidive." Le procureur martèle : un an de prison potentiel.

L'agent, lui, campe sur ses positions : "Je fais mon boulot."

L'enquête continue.

Sources :

  • Procès-verbal de gendarmerie
  • Audience du tribunal correctionnel

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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