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SociétéÉpisode 2/1

Affaire Liana : Édouard Geffray annonce une liste noire, mais les zones d'ombre persistent

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-06-15
Illustration: Affaire Liana : Édouard Geffray annonce une liste noire, mais les zones d'ombre persistent
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L'affaire Liana : le ministre botte en touche

C'était en 2021. Une première alerte administrative vise Jérôme Barrella, agent d'entretien au lycée de Lecoutre dans le Gers. La région le licencie pour comportement inapproprié avec une élève. Personne n'informe le parquet d'Auch. L'affaire Liana concerne une enfant victime de violences. Les dysfonctionnements présumés deviennent un sujet politique. Sébastien Lecornu évoque une « faute des services de la justice ».

Interrogé sur France Inter, le ministre Édouard Geffray se montre prudent. « À ce stade des premiers éléments qu'on a, effectivement, on n'a pas repéré de défaillance. » Le ministre admet que l'inspection de l'Éducation nationale est associée à l'enquête. Mais il refuse de conclure. « Par définition, je n'exclus rien du tout », ajoute-t-il.

Problème : la chronologie. L'établissement licencie Jérôme Barrella, mais ne signale pas au parquet. Geffray précise qu'il s'agit d'un « personnel de la région », pas de l'Éducation nationale. Selon lui, la proviseure a signalé l'agent « immédiatement » dès qu'elle a connu la relation par messagerie avec une élève. — Sauf que les faits de l'époque n'ont pas été considérés comme « pénalement répréhensibles ».

Pourquoi aucun signalement n'a-t-il été transmis à la justice ? « Une fois encore, je suis très prudent sur l'enchaînement des faits », se défend le ministre.

Une liste noire pour les interdits d'école : mesure forte ou écran de fumée ?

Mesure phare : un fichier des interdits d'école. Édouard Geffray annonce une liste noire interconnectée entre le scolaire, le périscolaire et le sport. Le principe : toute personne licenciée pour comportement inapproprié avec des mineurs ne peut « remettre les pieds dans les murs de l'école, du périscolaire, à quelque titre que ce soit ».

Aujourd'hui, pour exclure un individu, il faut une condamnation pénale. Demain, une procédure disciplinaire suffira. « Je vous chasse par la porte, vous ne pouvez pas rentrer par la fenêtre », résume le ministre. La mesure sera discutée dans le cadre de la loi pour la protection de l'enfance.

Et la présomption d'innocence ? Le ministre répond que c'est une « révocation administrative classique ». « Tout parent qui dépose son enfant à la porte de l'école a ce petit réflexe de soulagement », argue-t-il.

Le contrôle d'honorabilité deviendra continu. Aujourd'hui, il n'est effectué qu'au recrutement. Demain, « régulièrement, tout le monde passera au fichier ». La fréquence ? Geffray l'ignore encore. « Peut-être un an, deux ans, trois ans, je ne sais pas encore. » Le ministre promet aussi de renforcer les « correspondants éducation auprès des procureurs ».

Une loi intégrale contre les violences sexistes : le gouvernement hésite

Yaël Braun-Pivet, présidente de l'Assemblée nationale, plaide pour une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Le Premier ministre, dans une interview au Parisien, estime que « la réponse doit être intégrale, mais dépasse le cadre d'une loi unique ».

Édouard Geffray se dit « favorable sur le principe ». Mais il insiste : « La réponse n'est pas que législative, elle est aussi culturelle. » Un chiffre frappe : 160 000 parents concernés par des violences sexuelles sur enfants. Et « entre 1 et 2 enfants par classe » victimes, à 80 % dans le cercle familial.

Le gouvernement est-il prêt à soutenir une proposition de loi intégrale ? « Sur le principe, évidemment qu'on est tous d'accord », répond le ministre. Mais il tempère : « Une mesure comme l'entretien annuel à l'école pour déceler les violences ? 12 millions d'entretiens par an, ce n'est pas simple à mettre en œuvre. »

Bac de maths, orthographe et IA : le ministre défend une école exigeante

Vendredi dernier — 530 000 élèves de première ont passé pour la première fois une épreuve anticipée de mathématiques. Les maths étaient sorties du tronc commun par Jean-Michel Blanquer en 2019. Résultat : un tiers des élèves abandonnaient les maths après la seconde. « C'était une erreur », admet Geffray, qui travaillait alors comme directeur de l'enseignement scolaire.

Les syndicats dénoncent un « rafistolage ». Le ministre rétorque : « Tous les élèves de France font désormais des mathématiques jusqu'en fin de première. » L'épreuve, sans calculatrice, dure deux heures.

Le ministre a déclaré qu'un niveau suffisant en orthographe, syntaxe et grammaire serait indispensable pour obtenir la moyenne au bac, ce qui a effrayé les élèves.

Et l'intelligence artificielle ? Geffray révèle un chiffre : « 90 % des travaux à la maison, au collège ou au lycée, sont faits avec l'IA. » Un document de 22 pages a été diffusé. Des détecteurs d'outils numériques actifs sont déployés dans les salles d'examen.

Canicule et salaires : les enseignants tirent la sonnette d'alarme

Le ministre a annoncé ne plus vouloir d'épreuves d'examen l'après-midi en raison des fortes chaleurs.

Une enseignante a témoigné gagner 2250 euros net à 45 ans (bac+5) et envisager de démissionner pour raisons financières. Le ministre a reconnu la nécessité d'une revalorisation salariale, concentrée sur la première mo

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