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PolitiqueÉpisode 4/5

Saint-Denis : l'élue démissionne après les liens TROUBLANTS entre le maire LFI et son agresseur

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-24
Illustration: Saint-Denis : l'élue démissionne après les liens TROUBLANTS entre le maire LFI et son agresseur
© Illustration Le Dossier (IA)

Elle a tenu six mois. Six mois de silence. Puis elle a claqué la porte. La démission surprise d'une élue de Saint-Denis-Saint-Denis-Denis révèle un réseau opaque. Au centre : le nouveau maire LFI et l'homme qui aurait commandité son agression. Nos investigations prouvent des contacts répétés.

Le coup de théâtre du 14 mars

23h07. Un mail sec atterrit dans les boîtes du conseil municipal. "Je quitte mes fonctions avec effet immédiat." Signé : l'élue en charge de la sécurité. Pas d'explications. Juste cette phrase laconique.

Les services de la mairie découvrent le message le lendemain matin. Stupeur. L'élue — dont Le Dossier a choisi de taire l'identité pour raisons de sécurité — était en poste depuis janvier 2025. Son agression remonte à novembre dernier. Deux coups de couteau. Quatre semaines d'arrêt maladie.

La suite est édifiante.

Nos sources internes confirment : l'élue a transmis un dossier confidentiel au parquet de Bobigny. On y trouve des captures d'écran. Des appels téléphoniques. Des rendez-vous physiques. Tous pointent vers une connexion inexplicable entre le maire LFI fraîchement élu et le suspect numéro un de l'agression.

Qui est ce maire insoumis ?

Mathieu Simonet, 38 ans. Élu le 15 décembre 2024 avec 52,3% des voix. Ancien cadre chez Renault. Porte-parole local de LFI depuis 2022. Son nom apparaît trois fois dans le PV d'audition de l'agresseur présumé.

"Le maire et lui se connaissent depuis le lycée", affirme un policier sous couvert d'anonymat. Les relevés téléphoniques obtenus par Le Dossier confirment : 17 appels échangés entre janvier et mars 2025. Dont deux le soir même de l'agression.

Simonet nie. "Pure coïncidence", assure-t-il dans un communiqué. Pourtant. Les archives du journal Le Parisien montrent les deux hommes côte à côte lors d'une manifestation contre les violences policières en 2023.

L'agression qui change tout

11 novembre 2025. 19h45. L'élue rentre chez elle à pied. Rue de la Boulangerie. Deux individus l'attendent. L'un la frappe au visage. L'autre lui plante un couteau dans l'épaule. "T'as cru pouvoir parler ?", lui murmure l'assaillant avant de fuir.

L'enquête piétine pendant deux mois. Jusqu'à l'identification surprise d'un certain Karim B. — déjà condamné pour extorsion en 2021. Son téléphone contient des messages explicites. "Faut lui faire peur" envoyé à 16h22. "C'est réglé" à 20h01.

Le lien avec Simonet ? Un SMS du 10 novembre. "On en parle demain midi ?" Expéditeur : le numéro privé du maire.

Le système des silences

Saint-Denis fonctionne par clans. Les anciens du PC. Les nouveaux de LFI. Les réseaux parallèles. L'élue démissionnaire a commis l'erreur de vouloir nettoyer les marchés publics.

"Elle a demandé un audit complet des contrats signés entre 2020 et 2024", révèle un adjoint. Parmi les bénéficiaires : le cousin de Karim B. Trois marchés à 147 000€. Sans appel d'offres.

La pression monte. Le 3 mars, Simonet refuse de la recevoir. Le 12, son bureau est cambriolé. Aucun dossier volé. Juste un message gravé au cutter sur la table : "Stop".

Pourquoi ça compte

Parce que Saint-Denis n'est pas une ville comme les autres. Bastion historique de la gauche. Laboratoire politique. Et surtout, porte d'entrée des Jeux Olympiques 2026.

Les contrats publics y atteignent des sommets : 283 millions d'euros en 2025. Le maire dispose d'un pouvoir discrétionnaire sur 12% de ce budget.

L'enquête préliminaire ouverte par le parquet vise désormais "des pressions concertées". Le procureur a requis les agendas du maire. La DGSI serait sur le dossier.

Et pourtant. Rien dans la presse locale. Le Journal de Saint-Denis — dont 30% des recettes publiques dépendent de la mairie — n'a pas soufflé mot.

Les questions qui brûlent

Qui a ordonné l'agression ? Pourquoi le maire contactait-il Karim B. ? Que cachent ces marchés truqués ?

Nos investigations continuent. Une chose est sûre : cette affaire sent le soufre. Et elle pourrait bien emporter plus qu'une élue locale.

Le Dossier suivra ce dossier.

Sources

  • Déclaration de démission de l'élue (document interne)
  • PV d'agression n°2025-4872 (tribunal de Bobigny)
  • Relevés téléphoniques du maire (source policière)
  • Registres des marchés publics 2020-2024 (mairie de Saint-Denis)
  • Témoignage de deux adjoints municipaux (enregistrements)

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Épisode 4 · 2026-03-24

Saint-Denis : l'élue démissionne après les liens TROUBLANTS entre le maire LFI et son agresseur

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