Violences du 17 octobre : des policiers dénoncent des consignes gouvernementales pour accuser LFI

Une accusation qui ne tient pas
Une note du renseignement territorial datée du 15 octobre anticipait des troubles. Sans mentionner LFI. Pourtant, Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, et Sébastien Lecornu, Premier ministre, ont systématiquement désigné l’extrême gauche comme responsable.
"On nous demande texto d'écrire que c'est LFI qui est derrière le mouvement alors que c'est objectivement faux", révèle un commissaire du renseignement territorial à Mediapart. Un responsable syndical policier abonde : "Je ne vois pas ce qu'a à voir LFI dans l'histoire de ce fiasco". Et pourtant. Laure Beccuau, procureure de Paris, confirme : aucun des interpellés ne revendique d’appartenance politique.
Une mécanique bien rodée
Ce n'est pas la première fois. Durant les Gilets jaunes, Emmanuel Macron évoquait des "ultras" dans les cortèges. Pourtant, ses propres services jugeaient l’ultra-gauche et l’ultra-droite quasi inexistantes. La stratégie est toujours la même : une mobilisation sociale éclate, le gouvernement accuse LFI et l’ultra-gauche, les services de terrain démentent en interne.
"Le gouvernement est obsédé à vouloir bâcher LFI", résume un ancien commissaire interrogé par Mediapart. Voilà.
Une plainte qui fait trembler
Manuel Bompard a annoncé une plainte contre Laurent Nuñez. Le ministère de l’Intérieur dément fermement avoir donné de telles consignes. Mais les contradictions s’accumulent : pourquoi cette insistance à charger LFI ? Les notes internes n’en parlent pas, les interpellés ne revendiquent aucune affiliation politique, les policiers de terrain contestent cette version. Une stratégie qui semble tenir davantage de la politique que de la réalité.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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