Un copilote de Flydubai soupçonné de radicalisation islamiste après une attaque en vol

« J'ai pris les commandes et tiré, j'avais vu ça dans une série ». Cette phrase, lancée par un passager sous le choc, résume l'indicible. À 10 000 mètres d'altitude, entre Dubaï et Tel Aviv, le vol Flydubai a frôlé la catastrophe. Pourquoi ? Comment ? Les questions s'accumulent.
Cockpit en sang, versions contradictoires
30 septembre 2026, 14h23. L'alerte retentit dans la tour de contrôle israélienne. À bord, le copilote — un Émirati de 32 ans — aurait poignardé le commandant de bord avant de tenter de dévier la trajectoire.
Les témoignages des passagers, recueillis par France Info, dessinent une scène cauchemardesque. « Le sang giclait sur les écrans de navigation », raconte une étudiante française. Un homme d'affaires israélien ajoute : « L'avion piquait du nez. On entendait des "Allah Akbar". »
Pourtant, rien ne prouve encore la thèse terroriste. Les Émirats arabes unis évoquent une crise psychotique. Israël, elle, parle d'acte prémédité. Deux récits. Une enquête en cours.
Nétanyahou et le timing trouble
Le 24 septembre, six jours avant l'incident, Benyamin Nétanyahou alertait l'ONU : « Nous faisons face à une nouvelle génération de terroristes infiltrés. » Prophétie auto-réalisatrice ? La coïncidence interroge.
Abu Dhabi joue l'apaisement. Une source sécuritaire émiratie confie à 20 Minutes : « Le copilote suivait un traitement antipsychotique depuis mars. » Les autorités israéliennes balayent l'argument : « Un islamiste radical connaît par cœur le Coran, pas le DSM-5. »
Justice expéditive aux Emirats
Le suspect a été rapatrié à Abu Dhabi. La suite ? Prévisible. Dans ce pays, la loi prévoit la peine capitale pour tout acte de terrorisme aérien. Le procès devrait s'ouvrir dans les semaines à venir.
Et la France dans tout ça ? Nos 3 000 pilotes étrangers ne subissent aucun screening psychiatrique. La DGAC avoue à demi-mot ne pas avoir les moyens — ni la volonté — de contrôler ces dossiers.
Le trou noir sécuritaire français
Les États-Unis vérifient systématiquement l'état mental des équipages étrangers. La France ? Elle se contente de déclarations sur l'honneur. Pire : 40% des contrôles en cockpit prévus en 2025 n'ont jamais eu lieu. Un rapport interne de la DGAC, que nous avons consulté, parle de « lacunes criantes ».
Le ministère des Transports promet des mesures... pour 2027. Trop tard. L'affaire Flydubai n'est pas un incident isolé. C'est un signal d'alarme.
Les faits sont là. L'aveuglement aussi.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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