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PolitiqueÉpisode 3/1

Trump signe un décret pour museler le vote par correspondance

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-01
Illustration: Trump signe un décret pour museler le vote par correspondance
© Illustration Le Dossier (IA)

Un décret explosif

Un seul décret. Mais celui-ci pourrait tout changer. Trump vient de durcir les règles du vote par correspondance, une pratique ancrée aux États-Unis. Officiellement, c’est pour lutter contre la fraude électorale. Les opposants, eux, y voient une manœuvre politique. Une façon, selon eux, de limiter l’accès au vote pour certains électeurs.

Le texte n’a pas encore été publié. Mais les premières fuites sont éloquentes : identification renforcée des votants, contrôles drastiques des bulletins, restrictions sur les délais d’envoi. "C’est une attaque contre la démocratie", dénoncent les démocrates. Et pour cause. Le vote par correspondance est largement utilisé par les jeunes, les minorités et les personnes âgées — des groupes qui penchent démocrates.

Regardons les chiffres. En 2024, plus de 40% des électeurs américains ont voté par correspondance, un record. Dans des États clés comme la Pennsylvanie ou le Michigan, ce mode de scrutin a fait basculer les résultats. Quand Trump serre la vis, c’est une stratégie électorale qu’il vise.

Une obsession ancienne

Trump et le vote par correspondance, c’est une histoire qui remonte loin. Depuis 2016, il multiplie les attaques contre ce mode de scrutin. "C’est une fraude massive", répète-t-il sans cesse. En 2020, il avait même refusé de reconnaître les résultats de l’élection présidentielle, accusant les bulletins postaux d’avoir favorisé Joe Biden.

Pourtant, les faits contredisent Trump. Une étude du MIT révèle que la fraude électorale est extrêmement rare aux États-Unis — moins de 0,0001% des votes. Et dans le cas du vote par correspondance, les cas de fraude sont quasi inexistants. Alors, pourquoi cette obsession ?

La réponse est politique. Pour Trump, limiter le vote par correspondance, c’est limiter les voix démocrates. En 2021, il avait déclaré sans ambages : "Si nous supprimons le vote par correspondance, nous gagnerons toutes les élections." Une phrase qui en dit long.

Un précédent dangereux

Ce décret n’est pas une première. Depuis son arrivée au pouvoir, Trump a signé plusieurs textes controversés. En mai 2018, il a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, choquant la communauté internationale. Plus récemment, il a établi une réserve stratégique de bitcoins, visant à faire des États-Unis "la capitale mondiale de la cryptomonnaie".

Mais ce nouveau décret touche au cœur même de la démocratie américaine. Et ses conséquences pourraient être durables. Les experts craignent une multiplication des restrictions dans les années à venir, avec un risque : exclure des millions d’électeurs du processus démocratique.

Une manœuvre politique ?

Pourquoi maintenant ? Trump a signé ce décret en pleine campagne pour les élections de mi-mandat, cruciales pour le contrôle du Congrès. Dans plusieurs États clés, le vote par correspondance pourrait faire la différence.

Les démocrates crient à la manipulation. "C’est une tentative désespérée de changer les règles du jeu", accuse Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants. Trump, lui, assume. "Nous devons protéger l’intégrité de nos élections", déclare-t-il. Mais derrière ces mots, la réalité est moins noble.

Voilà où ça devient intéressant. Ce décret n’est pas seulement une question de fraude. C’est une bataille pour le pouvoir. Et dans cette bataille, Trump est prêt à tout. Même à remettre en cause les fondements de la démocratie américaine.

Une démocratie en péril ?

Les États-Unis sont à un tournant. Ce décret relance le débat sur l’accès au vote et pose une question fondamentale : jusqu’où peut-on aller pour gagner une élection ? Pour Trump, la réponse semble claire. Peu importe les moyens, l’essentiel est de l’emporter.

Mais à quel prix ? Les restrictions sur le vote par correspondance risquent de créer une démocratie à deux vitesses. Une démocratie où certains citoyens ont plus de droits que d’autres. Et cela, c’est contraire aux principes mêmes des États-Unis.

Le décret de Trump est une bombe à retardement. Une décision qui pourrait marquer l’histoire américaine. Mais dans quel sens ? La réponse appartient aux électeurs. Et à l’histoire.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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