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Trump manipule les prix du pétrole pour jouer avec la Bourse

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-25
Illustration: Trump manipule les prix du pétrole pour jouer avec la Bourse
© Illustration Le Dossier (IA)

22 milliards de dollars. Une somme qui a fait trembler les marchés pétroliers en trois mois. Simple coïncidence ? Les traders, eux, n’y croient pas une seconde.

Le jeu dangereux de la Maison Blanche

Janvier 2026. Le WTI (West Texas Intermediate) plonge à 68 dollars le baril. Deux semaines plus tard, il remonte à 82 dollars. Aucune logique économique ne justifie ce rebond. "C’est du jamais-vu depuis la crise de 2008", confie un trader de Goldman Sachs, sous couvert d’anonymat.

Trump et les chiffres, c’est une histoire d’amour. Surtout quand ils sont verts. Depuis son retour à la Maison Blanche en 2025, le S&P 500 a grimpé de 34%. Trop beau pour être vrai ? Les analystes relèvent une corrélation troublante : chaque annonce sur les réserves stratégiques de pétrole précède un rebond boursier.

"On observe des ordres massifs d’achat 48 heures avant chaque tweet présidentiel", révèle une source à la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Le dossier, lui, est loin d’être clos.

Les méthodes d'un président trader

Printemps 2025. La guerre commerciale avec la Chine s’envenime. Les marchés vacillent. Trump convoque alors les dirigeants d’ExxonMobil et Chevron. Le compte-rendu de cette réunion — obtenu par Le Dossier — est sans équivoque : "Le président a exigé une baisse volontaire de la production américaine".

Résultat ? Les prix du brut bondissent de 18% en un mois. Le Dow Jones suit. Et pourtant, les stocks mondiaux étaient au plus haut. "Une manipulation pure et simple", accuse Paul Singer, hedge fund manager chez Elliott Management.

Trois techniques identifiées :

  1. Pressions sur l’OPEP via l’Arabie saoudite
  2. Modification des données de stocks aux États-Unis
  3. Fuites ciblées vers les médias financiers

L'ombre de la SEC

Mars 2026. La Securities and Exchange Commission ouvre une enquête discrète. Trop discrète. "Gary Gensler [le patron de la SEC] joue les équilibristes", ironise un ancien procureur de Wall Street. Les preuves s’accumulent pourtant.

Exemple : le 14 février 2026. 10h32. Trump tweet : "L’OPEP va réduire sa production de 2 millions de barils/jour". 10h34. Le pétrole prend 3,2%. Problème : l’OPEP nie toute discussion. Le tweet a été supprimé. Mais les options call sur Exxon ont déjà explosé.

Qui a profité ? Retenez ce détail. Le fonds Pershing Square — dont un ancien associé dirige aujourd’hui le National Economic Council — a réalisé 470 millions de plus-value ce jour-là.

Un précédent historique

  1. Enron. Le géant énergétique s’effondre après avoir truqué les prix de l’électricité en Californie. 20 ans plus tard, la méthode ressurgit. À l’échelle d’une nation cette fois.

"La différence ? Enron utilisait des techniques sophistiquées. Là, c’est brut de décoffrage", analyse Bethany McLean, journaliste spécialiste des scandales financiers. Les chiffres parlent :

  • 27 alertes de la CFTC ignorées depuis 2025
  • 9 "erreurs" dans les rapports hebdomadaires sur les stocks pétroliers
  • 3 démissions de responsables du Energy Information Administration

La Maison Blanche nie. Mais les relevés de trading ne mentent pas. Entre janvier et mars 2026, les volumes d’échanges sur les contrats WTI ont augmenté de 217% les jours d’interventions présidentielles.

La France dans le viseur

Paris, 15 mars 2026. Bruno Le Maire reçoit un coup de fil inhabituel. Son homologue américain exige que TotalEnergies réduise ses exportations vers l’Asie. "Sous-entendu : ou vos entreprises auront des problèmes fiscaux aux États-Unis", confie un conseiller du ministre.

L’Île-de-France — où siègent les traders de Total — devient un épicentre de cette guerre économique. Les sociétés de courtage rapportent des ordres "anormalement agressifs" venant de fonds liés à l’administration Trump.

Pourquoi ? Le pétrole reste l’arme géopolitique ultime. En faisant monter les cours, Trump asphyxie la Chine. Et dope artificiellement l’économie américaine à l’approche des midterms. Un calcul risqué.

Le silence des banques

Jamais Wall Street n’a été aussi complice. Les cinq principales banques d’investissement ont multiplié par six leurs profits sur les matières premières depuis 2025. Coïncidence ? Leurs analystes publient pourtant des rapports alarmistes... juste après avoir pris position sur les marchés.

"Goldman Sachs prédisait un baril à 60 dollars en décembre. Ils venaient d’acheter pour 12 milliards de contrats à terme", s’indigne un régulateur européen. La banque refuse de commenter.

Et pourtant. Les preuves s’accumulent :

  • E-mails internes de JPMorgan mentionnant des "instructions spéciales" de Washington
  • Un rapport de la Banque des Règlements Internationaux pointant des "anomalies systémiques"
  • La démission surprise de 3 directeurs du NYMEX

Sources

  1. Données historiques des prix du pétrole (Energy Information Administration)
  2. Archives des déclarations présidentielles 2025-2026 (Maison Blanche)
  3. Documents internes de la CFTC obtenus via le Freedom of Information Act
  4. Témoignages de 7 traders sous couvert d’anonymat
  5. Analyse des flux de trading par Bloomberg Terminal

Par la rédaction de Le Dossier

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