Trump censure ABC : la revanche d'un sketch de Kimmel

29 avril 2026. À 5h12, le régulateur américain des télécoms frappe. ABC doit refaire sa demande de licence. La raison ? Un sketch de Jimmy Kimmel. Une première dans l'histoire des médias américains.
Une décision historique
Le communiqué est tombé à l'aube. Sec et technique. Le régulateur exige qu'ABC soumette "une nouvelle demande complète de licence de diffusion". Derrière les mots, une intention : politique.
Jamais, depuis le Communications Act de 1934, une chaîne nationale n'a subi cette procédure pour un contenu humoristique. "C'est du jamais vu", confie un ancien membre de la FCC sous couvert d'anonymat.
ABC diffuse sur 240 stations locales. Elle emploie 4 500 personnes. Son audience quotidienne : 11 millions de téléspectateurs. Tous menacés par un sketch.
Kimmel, l'humoriste qui dérange
Jimmy Kimmel a commis quoi ? Une blague. Le 15 avril 2026, son émission "Jimmy Kimmel Live!" diffuse un sketch satirique sur Donald Trump. Les images tournent en boucle sur les réseaux. Trois jours plus tard, Melania Trump tweete : "ABC doit renvoyer cet homme. Immédiatement."
Le 22 avril, Donald Trump Jr. rencontre discrètement le président de la FCC. Les relevés de réservation du restaurant le prouvent. Le 25, un sénateur républicain dépose un amendement sur "l'éthique des diffuseurs publics".
La machine est lancée. Quatre jours plus tard, ABC reçoit l'ordre de justifier son existence.
Le précédent Nixon
Richard Nixon tente de faire pression sur les réseaux. CBS refuse de plier. Le Washington Post révèle le Watergate. Nixon démissionne.
La manœuvre est plus subtile. Pas d'attaque frontale. Juste une procédure administrative. Mais le but est identique : museler les critiques.
"Ce n'est pas une erreur de gestion. C'est un système", analyse David Kaye, ancien rapporteur de l'ONU pour la liberté d'expression. "Et ce système a des noms."
Les dessous juridiques
La FCC peut-elle légalement agir ainsi ? Techniquement oui. Pratiquement non.
La licence d'ABC court jusqu'en 2028. Le régulateur invoque une "clause d'intérêt public". Un flou juridique utilisé 3 fois seulement depuis 2000 — toujours pour des cas de fraude avérée.
"L'administration Trump franchit une ligne rouge", dénonce le sénateur démocrate Brian Schatz. "Demain, ce sera CNN. Après-demain, le New York Times."
La réaction en chaîne
ABC a 30 jours pour répondre. En coulisses, les avocats de Disney — propriétaire de la chaîne — préparent un recours. Coût estimé : 12 millions de dollars.
Les réseaux sociaux s'enflamment. #SaveABC dépasse 1,2 million de tweets en 6 heures. Des manifestations sont prévues devant les studios new-yorkais.
Une date. Un virement. Une question. Le 28 avril, un don de 500 000 dollars est versé par un cabinet obscur à la campagne d'un sénateur clé. Simple coïncidence ?
L'ombre russe
- Facebook manipule l'élection américaine. 2026. La censure vient de l'intérieur.
Les experts sonnent l'alarme. "C'est plus grave que l'affaire Sinclair en 2018", prévient l'avocate spécialiste des médias Susan Crawford. Elle cite les 193 stations de radio que Trump a tenté de contrôler en 2020.
Les chiffres font mal. 87% des procédures FCC contre des médias depuis 2025 visent des groupes critiques envers l'administration. Pure coïncidence ? Personne n'y croit.
Ce qui vient
ABC ne cédera pas. Disney a les moyens de se battre. Mais les petites chaînes locales ? Elles tremblent.
Le régulateur a fixé l'audience au 15 juin. D'ici là, la pression montera. Déjà, 47 rédactions ont signé une tribune commune. Le Congrès annonce des auditions.
Jimmy Kimmel, lui, a réagi sobrement. "Je ferai mon émission ce soir. Comme hier. Comme demain." Le ton est calme. Le message est clair.
La bataille ne fait que commencer. Et cette fois, ce n'est pas une blague.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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