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Faits diversÉpisode 6/4

Périgord noir : six personnes condamnées pour un trafic de cocaïne piloté sur Snapchat

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-03
Illustration: Périgord noir : six personnes condamnées pour un trafic de cocaïne piloté sur Snapchat
© Illustration Le Dossier (IA)

L’affaire commence ici

Le Périgord noir, ses châteaux, ses pierres dorées… et ses trafics de stupéfiants. Depuis plusieurs années, Sarlat apparaît comme un territoire de conquête pour les revendeurs de cocaïne. Du moins selon le journal Sud Ouest — seule source à couvrir cette affaire pour l’instant. Les informations qui suivent doivent donc être lues avec prudence. Elles reposent sur un seul média, et les circonstances exactes restent à ce stade partiellement documentées.

Ce lundi 3 août, six personnes — dont trois comparaissaient libres — ont été jugées en comparution immédiate au tribunal de Bergerac. Les audiences ont duré plus de six heures. Les prévenus répondaient de détention, cession ou complicité de cession, usage et transport de stupéfiants. Deux hommes, âgés de 20 et 24 ans, étaient également poursuivis pour acquisition de cocaïne et détention d’arme.

Les faits

Des comptes Snapchat, des livreurs, et une organisation simple. Voilà le portrait du réseau, selon les enquêteurs. D’importantes quantités de cocaïne ont été écoulées en quelques mois via des profils baptisés « Alice » ou « Céline », qui servaient à la fois de vitrine et de canal de commande. Les clients passaient commande, les livreurs assuraient la distribution.

Le plus âgé des prévenus — 54 ans, condamné cinq fois par le passé — opérait via ces comptes pour fournir ses clients en poudre blanche. Son profil interpelle : un homme au casier judiciaire déjà chargé, qui avait fait du numérique son outil de travail illicite. Les réseaux sociaux, encore eux, au service du narcotrafic.

Un autre prévenu, plus jeune, s’est présenté comme un simple maillon de la chaîne. « Je livrais et je répondais aux messages. Je suis juste un exécutant », a-t-il témoigné, selon Sud Ouest. Un discours classique — celui du petit poisson qui prétend ignorer tout du réseau dans lequel il nage. Les juges entendent ce genre d’argument à longueur d’année.

Mais son récit prend une tournure plus sombre. « J’en avais marre, je voulais arrêter mais j’ai été séquestré. J’ai pris des coups et ils ont tiré des coups de feu à côté de ma tête », a-t-il affirmé. Des déclarations lourdes. Elles dessinent un univers de violence et de contrainte. Reste à savoir si elles seront corroborées par l’enquête. À ce stade, elles n’ont pas été confirmées par d’autres sources.

Le contexte

Sarlat n’est pas qu’une carte postale. La ville est devenue, selon Sud Ouest, un territoire de conquête pour les revendeurs de cocaïne. Le constat n’est pas nouveau : les zones rurales et périurbaines sont de plus en plus touchées par le narcotrafic, qui ne se limite plus aux quartiers sensibles des grandes métropoles.

Les profils des six condamnés illustrent la diversité des parcours dans ce type d’affaires. Cinq hommes et une femme, âgés de 19 à 54 ans. Un écart de 35 ans entre le plus jeune et le plus âgé. Des « chauffeurs », des « exécutants », selon les termes rapportés par le journal — des rôles subalternes, mais indispensables au fonctionnement du trafic.

Le jeune homme qui se décrit comme un exécutant évoque un « passé chaotique ». Une expression vague, qui recouvre probablement des réalités complexes : difficultés sociales, absence de perspectives, tentations de l’argent facile. Rien de neuf sous le soleil — mais l’ampleur du phénomène, elle, ne cesse de croître.

Le traitement judiciaire

Les six prévenus ont été jugés en comparution immédiate. Une procédure réservée aux affaires suffisamment caractérisées pour être présentées directement au tribunal. Le jugement a été rendu le jour même, après plus de six heures d’audience. Les peines prononcées n’ont pas été détaillées par la source disponible.

Deux hommes, âgés de 20 et 24 ans, étaient également poursuivis pour acquisition de cocaïne et détention d’arme. La présence d’armes dans ce dossier — même si les circonstances exactes restent floues — confirme la dangerosité potentielle de ce type de trafic. On ne vend pas de la poudre sans protection, semble-t-il.

Le prévenu de 54 ans, condamné cinq fois, cumulait les fonctions : il gérait les comptes Snapchat et approvisionnait ses clients. Un récidiviste, donc, qui avait fait du trafic son activité principale. La question de la récidive, toujours épineuse, se pose avec une acuité particulière dans ce dossier.

Ce que ça dit de la France

Ce fait divers local révèle une tension profonde de la société française. D’abord, la banalisation des réseaux sociaux comme outils du narcotrafic. Snapchat, application prisée des adolescents, devient un canal de vente de cocaïne. Les plateformes numériques, censées connecter les gens, connectent aussi les dealers et leurs clients. La modération, visiblement, n’a pas suivi.

Ensuite, la porosité entre les territoires. Sarlat, ville touristique et prospère, n’est plus épargnée. Le trafic s’étend, gagne des zones jusqu’ici préservées. Les inégalités territoriales, la désertification des services publics, le manque de perspectives économiques dans certaines zones rurales créent un terreau favorable au recrutement de jeunes « exécutants » et « chauffeurs ».

Enfin, la violence. Ce prévenu qui affirme avoir été séquestré, frappé, menacé avec une arme à feu — qu’il soit crédible ou non, son récit dit quelque chose de la réalité du milieu. Le trafic de stupéfiants n’est pas une activité de bureau. C’est un univers où la violence est monnaie courante, où l’on peut passer du statut de livreur à celui de victime en quelques jours.

Les faits sont têtus : 1,1 million de personnes ont consommé de la cocaïne au cours de l’année en France, selon l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OF

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 6 · 2026-08-03

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