Total et l'État pillent les stocks pétroliers stratégiques

La taxe invisible : les consommateurs paient, Total encaisse
"Les distributeurs supportent le coût." Douze fois répété devant les députés. Douze mensonges.
Les documents internes de La Sagesse — société privée qui gère nos réserves stratégiques — balaient cette version. Leur présentation aux investisseurs, en février 2026, l'admet noir sur blanc : "Tout est payé par cette taxe". Un document en anglais, bien sûr. Inaccessible au citoyen lambda.
Les chiffres font mal :
- 350 millions d'euros en 2022
- 600 millions en 2024 (+71%)
Chaque plein. Chaque vol. Même les compagnies aériennes la facturent à part, preuve qu'elles ne l'absorbent pas.
Et pourtant. Le gouvernement persiste : "les acteurs du pétrole financent le système". La ministre Panag Renacher a menti. Son prédécesseur Borde aussi.
Dividendes x2 : la machine à cash de Total
3000€ par action en 2022. 6000€ en 2024. Pendant que l'Ukraine brûlait, les profits flambaient.
Qui touche le pactole ? Les actionnaires pétroliers. Avec en tête : Total, 30% du capital. La boucle est bouclée.
Le mécanisme tient du coup monté :
- La taxe saigne les Français
- La Sagesse achète du brut à bas prix
- Elle revend cher pendant les crises
- Total et ses potes empochent
"Le système ne coûte rien." La Sagesse vante ça aux investisseurs. Un jackpot garanti. Avec notre argent.
L'astuce fiscale : comment Total ne paie rien
Article 1655-4 du Code Général des Impôts. Trois chiffres, une arnaque.
Les investissements pétroliers dans les stocks ? Déductibles à 100%. Traduction : l'État rembourse.
Et ce n'est pas tout. Les bénéfices de La Sagesse ? Exonérés d'IS. Double coup de pouce fiscal.
"Le législateur nous l'a imposé", dit le directeur. Oubliant de préciser que Total a copieusement arrosé... lesdits législateurs.
Pantouflage : les patrons à double casquette
650 000€. Le salaire de l'ex-directeur. Un cadre de Total, comme l'actuel.
La convention ? "Transparente", selon lui. Introuvable dans les rapports. Un détail, sans doute.
Trois questions qui fâchent :
- Pourquoi Total gère-t-il nos réserves stratégiques ?
- Qui fixe vraiment les salaires ?
- Où est passée l'État dans cette histoire ?
Les comptes en banque parleraient. Le Parquet National Financier aussi, saisi grâce à la note explosive de Bonocori, l'ancien directeur logistique.
La note qui fait trembler : l'alerte de 2024
"Structure de défaisance". C'est comme ça que Bonocori appelle le système dans sa note confidentielle. En vrai : une escroquerie légalisée.
Les pétroliers ont refilé les coûts aux contribuables. Avec la bénédiction de l'État.
Panag Renacher et Borde avaient le document. Rien n'a bougé. Les dividendes ont continué à pleuvoir.
Les questions restent. Les responsables aussi.
Conclusion : le hold-up parfait
Trois acteurs. Un gagnant.
- L'État invente le système
- Les Français paient
- Total encaisse
600 millions par an. Des niches fiscales. Des pantouflages. Tout est légal. Tout pue.
La Sagesse ? Une farce. Son nom sonne comme une insulte. Sa réalité, comme un manuel du capitalisme de copinage.
Demain, à la pompe, souvenez-vous : sur chaque litre, Total prend sa part. Avec la complicité de l'État.
Sources :
- Présentation aux investisseurs de La Sagesse, février 2026
- Note confidentielle de Monsieur Bonocori
- Rapports d'activité La Sagesse 2022-2024
- Auditions parlementaires (vidéo HAN17Tg3tac)
- Article 1655-4 du Code Général des Impôts
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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