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Total et l'État pillent les stocks pétroliers stratégiques

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-13
Illustration: Total et l'État pillent les stocks pétroliers stratégiques
© YouTube

La taxe invisible : les consommateurs paient, Total encaisse

"Les distributeurs supportent le coût." Douze fois répété devant les députés. Douze mensonges.

Les documents internes de La Sagesse — société privée qui gère nos réserves stratégiques — balaient cette version. Leur présentation aux investisseurs, en février 2026, l'admet noir sur blanc : "Tout est payé par cette taxe". Un document en anglais, bien sûr. Inaccessible au citoyen lambda.

Les chiffres font mal :

  • 350 millions d'euros en 2022
  • 600 millions en 2024 (+71%)

Chaque plein. Chaque vol. Même les compagnies aériennes la facturent à part, preuve qu'elles ne l'absorbent pas.

Et pourtant. Le gouvernement persiste : "les acteurs du pétrole financent le système". La ministre Panag Renacher a menti. Son prédécesseur Borde aussi.

Dividendes x2 : la machine à cash de Total

3000€ par action en 2022. 6000€ en 2024. Pendant que l'Ukraine brûlait, les profits flambaient.

Qui touche le pactole ? Les actionnaires pétroliers. Avec en tête : Total, 30% du capital. La boucle est bouclée.

Le mécanisme tient du coup monté :

  1. La taxe saigne les Français
  2. La Sagesse achète du brut à bas prix
  3. Elle revend cher pendant les crises
  4. Total et ses potes empochent

"Le système ne coûte rien." La Sagesse vante ça aux investisseurs. Un jackpot garanti. Avec notre argent.

L'astuce fiscale : comment Total ne paie rien

Article 1655-4 du Code Général des Impôts. Trois chiffres, une arnaque.

Les investissements pétroliers dans les stocks ? Déductibles à 100%. Traduction : l'État rembourse.

Et ce n'est pas tout. Les bénéfices de La Sagesse ? Exonérés d'IS. Double coup de pouce fiscal.

"Le législateur nous l'a imposé", dit le directeur. Oubliant de préciser que Total a copieusement arrosé... lesdits législateurs.

Pantouflage : les patrons à double casquette

650 000€. Le salaire de l'ex-directeur. Un cadre de Total, comme l'actuel.

La convention ? "Transparente", selon lui. Introuvable dans les rapports. Un détail, sans doute.

Trois questions qui fâchent :

  1. Pourquoi Total gère-t-il nos réserves stratégiques ?
  2. Qui fixe vraiment les salaires ?
  3. Où est passée l'État dans cette histoire ?

Les comptes en banque parleraient. Le Parquet National Financier aussi, saisi grâce à la note explosive de Bonocori, l'ancien directeur logistique.

La note qui fait trembler : l'alerte de 2024

"Structure de défaisance". C'est comme ça que Bonocori appelle le système dans sa note confidentielle. En vrai : une escroquerie légalisée.

Les pétroliers ont refilé les coûts aux contribuables. Avec la bénédiction de l'État.

Panag Renacher et Borde avaient le document. Rien n'a bougé. Les dividendes ont continué à pleuvoir.

Les questions restent. Les responsables aussi.

Conclusion : le hold-up parfait

Trois acteurs. Un gagnant.

  1. L'État invente le système
  2. Les Français paient
  3. Total encaisse

600 millions par an. Des niches fiscales. Des pantouflages. Tout est légal. Tout pue.

La Sagesse ? Une farce. Son nom sonne comme une insulte. Sa réalité, comme un manuel du capitalisme de copinage.

Demain, à la pompe, souvenez-vous : sur chaque litre, Total prend sa part. Avec la complicité de l'État.

Sources :

  1. Présentation aux investisseurs de La Sagesse, février 2026
  2. Note confidentielle de Monsieur Bonocori
  3. Rapports d'activité La Sagesse 2022-2024
  4. Auditions parlementaires (vidéo HAN17Tg3tac)
  5. Article 1655-4 du Code Général des Impôts

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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