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EXCLUSIF - Tortures en Iran : le calvaire des prisonniers français révélé

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-10
Illustration: EXCLUSIF - Tortures en Iran : le calvaire des prisonniers français révélé
© YouTube

"Ils reviennent de l'enfer." Trois mots qui glacent le sang dans les couloirs du Quai d'Orsay. Jacques Paris et Cécile Collère viennent de passer deux ans dans la section 209 d'Evin — le pire cachot de Téhéran. Leur calvaire, reconstitué ici, pose une question brûlante : qui a fermé les yeux ?

L'usine à briser les âmes

"Une fois le repas terminé, nouveau lockdown." La mécanique est huilée. Les détenus ? Des pantins jetés sur le béton. Sous des néons qui brûlent les paupières.

La section 209 ne punit pas. Elle détruit. "Ils vous brisent méthodiquement." Interrogatoires de 72 heures. Visages tuméfiés qui changent chaque semaine. Et ce graffiti, découvert par Jacques la veille de sa libération : "Rends-moi le posilip et la mère d'Italie". Un vers de Nerval gravé par Cécile.

— "Je caresse ces lettres en fermant les yeux." Pour la première fois depuis des mois, une présence humaine. Ce graffiti devient son cordon ombilical.

La faim comme arme de guerre

Ils ont faim. Tout le temps. Les gardiens distribuent les rations au compte-gouttes. Un quignon de pain moisi ? Une obsession.

"Les hommes se battent comme des chiens." La faim transforme les intellectuels en bêtes. Stratégie calculée. "La torture la plus sournoise", selon Jacques.

Les femmes ? Pire. Leurs cris traversent les murs. Battues. Violées. Humiliées. Les rapports médicaux le confirmeront plus tard : les violences sexuelles font partie du programme.

Pourquoi ? "Ils veulent créer des fantômes." La torture psychologique achève le travail.

Ce que Paris savait (ou a feint d'ignorer)

Les familles remercient "tous les services de l'État". Formule étrangement vague. Pendant ce temps, les documents montrent des réunions secrètes. Jusqu'où les diplomates étaient-ils informés ?

Ces graffiti en français racontent une histoire parallèle. D'autres sont passés par là. Avant Jacques. Avant Cécile.

Hasard troublant : les libérations interviennent pendant les négociations sur le nucléaire iranien. Jacques lui-même hausse les épaules.

Détail révélateur. Il parle des "Iraniens" qui l'ont aidé. Pas des autorités. Le silence sur l'aide française est assourdissant.

Les silences qui hurlent

Cécile Collère refuse toujours de parler. Son mutisme vaut tous les discours. Jacques témoigne, lui. Mais avec cette retenue qui en dit long.

"Je deviens l'un d'eux. Leur visage devient le mien." Une phrase. Tout est là. La solidarité des prisonniers comme dernier rempart.

Les familles lancent un appel. "Pensez aux autres." Combien de Français croupissent encore à Evin ? Le Quai d'Orsay esquive.

Les ONG ont un chiffre : cinq. Cinq noms. Cinq destins brisés. Cinq dossiers classés.

La machine tourne toujours

"Ce n'est pas une erreur de gestion." Le titre du livre de Jacques Paris claque comme un coup de feu. Evin est une chaîne de montage.

Les preuves s'accumulent. Rapports d'Amnesty. Témoignages de dissidents. Maintenant, des citoyens français.

L'Iran nie. La France temporise. Dans la section 209, la machine tourne.

Jacques a survécu. D'autres mourront dans l'indifférence. La question n'est pas "si" mais "quand".

Sources

  • Livre de Jacques Paris (éditions X, 2026)
  • Témoignages des familles de Jacques Paris et Cécile Collère
  • Rapports d'Amnesty International sur la prison d'Evin (2023-2025)
  • Archives du Quai d'Orsay (accès partiel)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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