Tanzanie : les diplomaties occidentales soutiennent Samia Suluhu Hassan malgré la répression

La farce électorale
98%. Même Kim Jong-un hésiterait. Pourtant, la Commission électorale tanzanienne l'a gravé dans le marbre.
Les jours suivants, les rues ont brûlé. La police a tiré. Bilan officiel ? Quelques "bavures". Réalité : des dizaines de cadavres, des centaines de disparus. Samia Suluhu Hassan règne depuis 2021. Sous son mandat, la démocratie s'est évaporée.
— Journalistes en prison ? Check.
— Opposants muselés ? Check.
— Juges aux ordres ? Double check.
La recette est rodée.
L'Occident craque
Janvier 2026. "Nous en prenons note", lâche la présidente d'un ton glacial. Ironie du sort : cinq mois plus tôt, Washington et Bruxelles menaçaient de sanctions. Aujourd'hui, ils signent des contrats.
Trois raisons à ce revirement. Le terrorisme. Les minerais. L'argent. La Tanzanie verrouille l'Afrique de l'Est contre les djihadistes. Son sous-sol regorge de cobalt et de lithium.
Et les projets affluent : routes américaines, fermes européennes. Des milliards qui tombent à pic — pour un régime assoiffé de légitimité.
La comédie judiciaire
Avril 2026. La commission sur les violences doit rendre son rapport. Une blague.
Qui croit encore à l'indépendance d'enquêteurs nommés par le pouvoir ? Les diplomates occidentaux, apparemment. Pratique, quand on veut fermer les yeux en toute bonne conscience.
Le marché de la honte
Voilà le deal. L'Occident ignore les violations des droits humains. En échange ? L'accès aux mines et aux bases militaires.
Les conséquences sautent aux yeux. Ce matin, quatre reporters ont disparu. Hier, un opposant a pris quinze ans pour "menace à la sécurité nationale". La répression s'accélère.
Et l'Occident ? Il compte ses bénéfices.
Jusqu'où ?
Les faits sont là. Un scrutin grotesque. Des manifestants abattus. Des prisons pleines à craquer. La réponse internationale ? Un silence assourdissant.
Combien de vies brisées avant un sursaut ? Les Tanzaniens trinquent. Nous regardons ailleurs.
Eux n'ont pas le choix. Nous, si.
Par la rédaction de Le Dossier


