Béziers : un surveillant échappe de justesse à un coup de couteau artisanal de 20 cm
Une seconde de routine, une vie sauvée
Ce mercredi 8 juillet 2026, 8 heures pile. L'heure de la promenade matinale dans un étage du centre pénitentiaire de Béziers. Un surveillant s'apprête à ouvrir les cellules. Il jette un coup d'œil machinal dans l'œilleton de l'une d'elles.
Derrière la porte, un détenu attend. Il tient un couteau artisanal dont la lame — taillée dans un miroir brisé — mesure 20 centimètres. Le surveillant ne tourne pas la clé. Il donne l'alerte. Un geste. Rien de plus.
« Un drame a été évité de justesse », a déclaré David Parmentier, secrétaire local de l'Ufap/Unsa Justice. « Si le collègue avait ouvert la porte, le détenu l'aurait sans doute poignardé. »
Le syndicaliste qualifie l'acte de « tentative d'assassinat ».
Une lame de 20 cm fabriquée en cellule
Briser un miroir de cellule. Tailler la lame dans le verre. 20 centimètres. Selon la source, le détenu a confectionné cette arme artisanale dans sa cellule. Le surveillant l'a vu, positionné derrière la porte, l'arme à la main. Il n'a pas ouvert. Il a donné l'alerte.
200 % d'occupation : le quotidien des prisons
Le syndicat Ufap/Unsa Justice décrit un quotidien fait d'insultes et d'agressions verbales ou physiques. « Il y en a tous les jours », a déclaré David Parmentier. Le taux d'occupation atteint 200 %. « Ça fait des années qu'on dénonce la surpopulation pénale », a-t-il rappelé.
Et pourtant. Rien ne change.
« Une volonté délibérée d'attenter »
Le syndicat qualifie l'acte de « tentative d'assassinat ». David Parmentier : « Pour moi, cela s'apparente à une volonté délibérée d'attenter à l'intégrité physique d'un agent. C'est un acte intentionnel d'une violence extrême, une tentative d'assassinat. »
Sources
- Midi Libre — « Une lame de 20 cm confectionnée avec un miroir brisé : un surveillant du centre pénitentiaire de Béziers échappe de peu à une agression » (8 juillet 2026)
- Syndicat Ufap/Unsa Justice
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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