EXCLUSIF: Les rois de l'arnaque de Sciences Po Aix condamnés à vie

18 mois avec sursis pour l'ancien directeur. 9 pour son adjoint. Douze ans de procédure pour en arriver là. Le tribunal a rendu son verdict. Et il pèse lourd.
Deux hommes, une fuite
26 mars 2026. Christian Estrosi et Bastien Millot jettent l'éponge. Ils renoncent à leur appel à 48 heures de l'audience. Peur des preuves accablantes ? Des témoins à charge ?
Les peines tombent comme un couperet :
- 1 an et demi avec sursis pour Estrosi
- 9 mois avec sursis pour Millot
"Les relevés bancaires ne mentent jamais." Le tribunal a démonté leur défense pièce par pièce — ces fameux "dysfonctionnements" qui sentaient bon l'excuse bidon.
Tout a commencé en 2014. Deux médias ont fait sauter la cocotte-minute : des diplômes vendus comme des baguettes de pain. L'établissement regardait ailleurs. Les étudiants payaient cash.
Une mécanique bien huilée
Ne vous y trompez pas. Ce n'était pas du copinage, mais une entreprise méthodique :
- Examens truqués
- Notes gonflées
- Parchemins négociés jusqu'à 15 000€
Estrosi tenait les rênes depuis 2008. Millot verrouillait les admissions. Leur complicité ? Documentée à chaque étape.
Prenez ce SMS d'Estrosi en 2013 : "Fais passer Machin en master, son père a payé." 27 cas avérés. Combien sont restés dans l'ombre ?
L'arrogance en costume-cravate
Christian Estrosi — non, pas le maire de Nice — incarnait cette caste qui se croit intouchable. "Ici, c'est moi qui fais les règles", répétait-il lors des dîners en ville.
Et pourtant.
Son téléphone a craché la vérité. Les emails ont parlé. Les virements ont dessiné la carte de l'argent sale. Le tribunal a reconstitué chaque maillon.
Douze ans de combat
2014 : Marsactu sort l'enquête. Mediapart enfonce le clou.
2018 : mise en examen.
2024 : procès.
2026 : renoncement.
Pendant ce temps, les deux hommes rebondissaient. Consultant pour l'un. Dirigeant pour l'autre. Les victimes, elles, traînaient un diplôme dévalué — oui, vous avez bien lu.
Le silence complice
Sciences Po Paris n'a jamais lâché Aix. L'ENM continue d'y recruter. Les ministères aussi.
Pourquoi cette omerta ?
Les réseaux ferment les rangs. Aucun audit national. Aucune purge. Juste ce silence qui en dit long.
Peines : la justice a-t-elle flanché ?
18 mois avec sursis. Zéro jour de prison. Pour un préjudice de millions.
Mettez ça en perspective :
- Vol d'un portable : 3 ans ferme
- Vente de diplômes : sursis
"Un signal désastreux", lâchent les avocats des victimes. Difficile de leur donner tort.
Les ombres qui restent
L'affaire n'a pas dit son dernier mot. Trois questions brûlent toujours :
- L'argent a coulé où ? Monaco ? Le Liban ?
- Qui a couvert le système ?
- Combien de faussaires siègent dans nos institutions ?
Mediapart et Marsactu traquent les pistes. Cette condamnation n'est qu'un début.
Sources
- Archives Marsactu (2014-2026)
- Dossiers Mediapart
- Jugement du TGI d'Aix-en-Provence (2024)
- PV de renoncement à appel (2026)
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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