France Télévisions : l'argent public détourné par un fonds américain

L'arnaque Mediawan
Mediawan truste les marchés publics. Une position dominante qui rapporte gros : 100 millions d'euros annuels. Mais saviez-vous que 80% de ces bénéfices atterrissent dans les caisses de KKR, fonds américain notoire ?
KKR n'est pas un philanthrope. Après avoir injecté 10 millions dans Notre-Dame — coup de com' — le fonds siphonne allègrement l'argent public français. "Le principal bénéficiaire des contrats de France Télévisions bat pavillon américain", tonne un député.
La Cour des comptes alertait dès 2015. Rien n'a changé. Les petits producteurs crèvent. Les contribuables paient. Et Wall Street encaisse.
Nathalie Darigrand : licenciée... puis recasée
300 000 euros. C'est l'addition — salée — que France Télévisions a réglée pour se séparer de Nathalie Darigrand. Motif ? La directrice des programmes avait signé des contrats mirifiques avec Together Media.
Devinette : où Darigrand a-t-elle atterri après son licenciement ? Directrice générale de... Together Media. Oui, vous avez bien lu.
L'article 432-12 du Code pénal prévoit 5 ans de prison pour conflit d'intérêts. Pourtant, aucune poursuite. Les députés s'étranglent : "Où sont les sanctions ?"
Pierre Candilis : le revolving door qui dérange
Navarro, Plus belle la vie... Pierre Candilis connaît bien France Télévisions. Trop bien peut-être. Le producteur a fait la navette entre le service public et Banijay, géant de la production.
2018 : embauché par France Télévisions. 2020 : retour chez Banijay comme conseiller. Simple coïncidence ? Les députés demandent des comptes. France Télévisions oppose le secret des affaires.
Stéphane Courbit, patron de Banijay, est un ami proche de Candilis. Ensemble, ils ont monté des projets. Ces liens ont-ils influencé les décisions ? La question brûle les lèvres.
Charte déontologique : du vent ?
Delphine Ernotte brandit sa charte déontologique. Effet d'annonce. En cinq ans, seulement 12 collaborateurs concernés par des procédures. Un chiffre risible face aux dérives constatées.
La charte ne bloque pas les allers-retours. Elle ne sanctionne pas les contrats douteux. Elle ne protège pas l'argent public. Alors à quoi sert-elle ?
Que faire ?
Les députés proposent :
- Obligation de transparence sur les contrats
- Gel des embauches venant du privé
- Sanctions réelles pour conflits d'intérêts
Ernotte botte en touche : "Ces pratiques sont légales". Et voilà. Le système est verrouillé. Les contribuables trinquent. KKR rigole.
La balle est dans le camp de l'Assemblée. Mais en attendant, le détournement continue.
Sources
- Cour des comptes : rapport accablant de 2015
- Libération : enquête sur les conflits d'intérêts
- Le Figaro : révélations sur les revolving doors
- France Info : reportage sur les indemnités scandaleuses
Cet article s'appuie sur des documents officiels et témoignages recoupés. Le Dossier maintient sa ligne : faits vérifiés, rien que les faits.
Par la rédaction de Le Dossier


