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JusticeÉpisode 6/2

Sarkozy face aux familles des victimes : la trahison libyenne révélée

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-02
Illustration: Sarkozy face aux familles des victimes : la trahison libyenne révélée
© Illustration Le Dossier (IA)

170 morts. Un dos tourné. Un silence coupable. Nicolas Sarkozy a choisi son camp. Ce n'est pas celui des victimes.

Une audience sous haute tension

Mercredi 1er avril 2026. 9h37. Le tribunal correctionnel de Paris. Nicolas Sarkozy fixe les lambris. Pas les familles.

Ses yeux n'ont pas croisé une seule fois ceux des proches des 170 victimes du DC-10 de l'UTA — explosé en 1989 par le régime libyen. Leurs mains tremblent. Leurs voix aussi.

Et pourtant. Sarkozy montre son épaule droite. Puis son profil. Enfin, l'arrière de son crâne. Un avocat des familles glisse : "Les mauvaises manières, cela ne se contrôle pas toujours. Mais dans le cas présent, si."

Le président du tribunal, Olivier Géron, l'invite à parler. Rien. Trois semaines de mutisme. Que cachent ces notes compulsivement relues ?

1989 : le crime oublié

"Le désert, celui du Ténéré, est imbibé du sang de 170 personnes." La voix de cette veuve perce le silence du tribunal. Son mari était dans l'avion.

19 septembre 1989. Vol UTA 772. Un DC-10 explose au-dessus du Niger. Bilan : 170 morts dont 54 Français. Commanditaire officiel : Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi.

  1. Sarkozy entre à l'Élysée. 2011. Il bombarde la Libye. Entre les deux ? Des valises de cash. Des intermédiaires troubles.

Les familles veulent des réponses. Leur plainte est claire : "Déterminer l'ampleur de la trahison." Le mot est lâché.

L'argent qui étouffe la vérité

7 avril 2026. Date clé. Sarkozy devra enfin parler. Ou se taire définitivement.

Les preuves s'accumulent comme des dominos. Relevés bancaires. Témoignages accablants. Notes échangées avec Senoussi. "Ce n'est pas une erreur de gestion. C'est un système."

50 millions d'euros. La somme que Kadhafi aurait injectée dans la campagne de 2007. De quoi acheter quoi ? Des affiches. Des meetings. Des sourires. Et le silence sur les 170 corps ?

Les juges attendent. Les familles aussi. Sarkozy, lui, joue la montre. Une tactique usée jusqu'à la corde.

La comédie du mépris

Tourner le dos. Feuilleter des notes. Esquiver les regards. Chaque geste est un coup de poignard.

L'ancien président mise sur la lassitude. Sur l'essoufflement médiatique. Erreur.

"Tapage médiatique", murmurent ses soutiens. Les relevés bancaires, eux, ne murmurent pas. Ils hurlent.

Le procès qui ne passera pas

16 mars 2026. Première audience. Sarkozy arrive le visage fermé. Les familles, des photos à la main.

170 vies contre un compte en Suisse. Le calcul est immonde. Pourtant, les pièces s'assemblent.

Alexandre Djouhri, intermédiaire clé. Les transferts opaques. Les réunions secrètes. Sarkozy savait-il ? La question est rhétorique.

Les familles ne lâcheront pas. Leurs avocats non plus. "Le désert n'efface pas les traces. Pas plus que le temps n'efface les preuves."

Sources

  • Mediapart : "Procès des financements libyens : les parties civiles veulent déterminer l'ampleur de la trahison" (2 avril 2026)
  • Tribunal correctionnel de Paris : Compte-rendu d'audience du 1er avril 2026
  • Dossier judiciaire : Plainte des familles des victimes du vol UTA 772
  • Archives : Enquête sur le financement libyen de la campagne de 2007

📰Source :youtube.com

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