EXCLUSIF: Le 'roi de la belle' Ferrara face à la justice belge pour un casse raté

Antonio Ferrara n'a pas perdu son surnom. "Le roi de la belle" devait comparaître ce lundi à Bruxelles. Neuf complices dans son sillage, un projet d'attaque en Allemagne sur la table. Mais le tribunal a tout repoussé à fin mai 2026.
La légende va devoir patienter.
Ferrara, ou l'art de défier la justice
Trois mots suffisent : évasion de Fresnes, 2003. Ce jour-là, Antonio Ferrara entre dans la mythologie criminelle. À coups de ciseaux et d'audace, il franchit les murs de la prison.
— Le roi de la belle ? Le titre colle à la peau.
Pourtant, depuis vingt-trois ans, chaque coup monté ressemble à un duel avec l'État. Cette fois, les cartes sont biseautées.
L'Allemagne dans le viseur — et puis rien
Ils étaient dix. Dix hommes, un plan, des armes. Objectif : l'Allemagne.
Les détails manquent, mais l'échec est patent. Les polices belge et française ont intercepté les conversations, croisé les fils. Ferrara a vu son projet s'effondrer avant même le premier coup de feu.
Comment ? Les enquêteurs gardent leurs méthodes. Mais le résultat est là : des perquisitions, des interpellations, un dossier de 400 pages.
Procès reporté : la justice prend son temps
Fin mai 2026. C'est la nouvelle date.
Pourquoi ce délai ? L'avocat de Ferrara réclame-t-il plus de temps ? Le parquet a-t-il ajouté des pièces ? Bruxelles ne dit rien. Une certitude : le tribunal ne laissera pas filer cette affaire.
— Ils ont tout prévu, sauf ça, glisse un proche du dossier.
Belgique-France : l'alliance qui a fait trembler Ferrara
Un fax envoyé à minuit. Une surveillance coordonnée. Deux pays, une seule cible.
La PJ française connaît Ferrara par cœur. Elle a transmis l'alerte à ses homologues belges. Résultat : les filatures ont commencé avant même que les kalachnikovs ne sortent des cachettes.
(oui, vous avez bien lu)
C'est ça, aujourd'hui, la lutte contre le crime organisé. Des frontières qui s'effacent, des dossiers qui circulent plus vite que les balles.
Le dernier acte ?
Ferrara a 58 ans. Son palmarès tient en trois lignes :
- Fresnes, 2003
- Le braquage de Neuilly, 2008
- Et maintenant, Bruxelles
La justice belge n'aime pas les symboles. Elle aime les preuves. Or ici, elles s'empilent : écoutes, témoignages, armes saisies.
Va-t-il négocier ? Se battre jusqu'au bout ? L'homme a toujours préféré l'esquive au face-à-face. Mais cette fois, le ring est trop petit.
Épilogue provisoire
Fin mai 2026. Une date en suspens.
Derrière les murs de la prison de Saint-Gilles, Ferrara attend. Son mythe résistera-t-il aux audiences bruxelloises ? Rien n'est moins sûr.
Une chose est certaine : le roi a perdu l'avantage. Et sur l'échiquier judiciaire, c'est souvent le début de la fin.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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