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PolitiqueÉpisode 7/1

RN : un rapport du Parlement européen accuse Bardella et Le Pen de contrats suspects

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-07-05
Illustration: RN : un rapport du Parlement européen accuse Bardella et Le Pen de contrats suspects
© Illustration Le Dossier (IA)

Ce document, on l’a vu

Il existe. Il est officiel. Daté de mi-juin, il sort du service antifraude du Parlement européen. Son contenu ? Une accusation précise : des contrats passés par le groupe du Rassemblement national présidé par Jordan Bardella présenteraient des « irrégularités ». La période visée : 2024-2025. Et les prestataires ? Des sociétés dirigées par des figures de l’extrême droite radicale, selon le rapport.

Mediapart, qui révèle l’existence de ce document, cite des sources internes au Parlement. Le rapport n’est pas public. « Dans un document officiel daté de mi-juin, dont “Mediapart” révèle les détails, le service antifraude du Parlement européen pointe les “irrégularités” de plusieurs contrats passés par le groupe présidé par Jordan Bardella avec des prestataires sur la période 2024-2025 », écrit le média.

Qui sont ces prestataires ? Le rapport ne les nomme pas tous, mais évoque des liens avec la mouvance identitaire, anciennement GUD. Le sigle « GUD Connection » n’est pas nouveau. Il désigne un réseau de militants d’extrême droite radicaux, souvent issus du Groupe Union Défense, qui auraient infiltré les rangs du RN. Plusieurs enquêtes judiciaires sont déjà en cours sur ces liens. Malgré des promesses de rupture, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella semble incapable de se défaire de ces attaches. Voilà.

Le RN et l’ultra-droite, une histoire qui se répète

Le document de l’OLAF pointe des « irrégularités ». Pas de détournement avéré, mais des anomalies dans l’attribution des marchés. Les procédures de passation n’auraient pas été respectées. Les prestataires, eux, seraient des sociétés dirigées par d’anciens membres du GUD. L’un d’eux serait géré par une figure connue de l’ultra-droite. Un autre serait lié à un média proche de la mouvance identitaire.

Des contrats suspects sur 2024-2025 — à quel prix ?

Pourquoi ces contrats ? Le RN avait-il besoin de ces prestataires ? Le rapport ne le dit pas. Il se concentre sur les irrégularités formelles. Mais le contexte est lourd. Mediapart rappelle que « malgré des enquêtes judiciaires en cours et en dépit de déclarations publiques sur de supposées prises de distance, le RN continue d’enrichir dans des conditions suspectes la galaxie dite de la “GUD Connection” ».

Les montants en jeu ? Le document ne les détaille pas. Les contrats couvrent une année complète. Mais les questions s’accumulent : qui a validé ces contrats ? Pour quels services ? À quel prix ?

Jordan Bardella est directement visé. En tant que président du groupe, il est le signataire ultime des marchés. Marine Le Pen, présidente du parti, est également citée dans le document, selon Mediapart. Le duo Le Pen-Bardella, qui a fait de la lutte contre le système son fonds de commerce, se retrouve accusé par le système européen lui-même.

Et le RN, que dit-il ?

Rien. Mediapart indique que le parti n’a pas souhaité commenter l’enquête. Contacté, il n’a pas réagi. Silence radio. Pourtant, le document a été transmis au groupe. Les eurodéputés RN ont dû en prendre connaissance. Pas une déclaration, pas un communiqué.

Cette absence de réponse interpelle. En général, quand un parti est accusé à tort, il se défend. Là, rien. Est-ce un aveu ? Ou une stratégie pour ne pas donner d’écho à l’affaire ? Les deux hypothèses tiennent. Mais le dossier est désormais sur la table.

Ce n’est pas un cas isolé

Cette affaire s’inscrit dans un dossier plus large. Ici, c’est le Parlement européen qui tape directement.

Les conséquences politiques seront-elles mesurables ? Marine Le Pen prépare sa campagne pour 2027. Jordan Bardella incarne l’avenir du parti. Ce rapport tombe au pire moment. La présomption d’innocence s’applique. Aucune condamnation n’a été prononcée. Mais les faits sont là, dans un document officiel. Et ils sont attribués au service antifraude de l’Union européenne.

Les questions restent sans réponse. Pour l’instant. Combien de contrats suspects reste-t-il dans l’ombre ? Le RN coupera-t-il les ponts avec la « GUD Connection » ? Rien n’est moins sûr. La maxime du Guépard citée par Mediapart prend tout son sens : « Il faut que tout change pour que rien ne change. »

Sources

  • Mediapart : « Bardella, Le Pen et la “GUD Connection” : un nouveau rapport accable le RN », 5 juillet 2026.
  • Document officiel du service antifraude du Parlement européen (OLAF), daté de mi-juin.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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