LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 11/4

Racisme d'État : Bali Bagayoko et les fantômes coloniaux de la France

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-07
Illustration: Racisme d'État : Bali Bagayoko et les fantômes coloniaux de la France
© YouTube

Saint-Denis, 26 mars 2026. La basilique tremble sous les slogans. "Macron complice" résonne contre les vitraux. Dans la foule, une pancarte résume tout : "1870-2026 : mêmes haines, mêmes silences."

Le lynchage médiatique de Bagayoko

12 mars 2026. Bali Bagayoko prête serment. Premier maire noir de Saint-Denis. Trois jours plus tard, Éric Naulleau le traite de "singe" sur CS. L'audimat explose.

—chiffre qui tue—
87 plaintes pour injures raciales enregistrées en quinze jours. Du jamais-vu depuis les affaires Théo et Adama.

"Vous imaginez ? Un élu de la République traité comme en 1950." Françoise Vergès marque une pause. Son verdict tombe : "Bagayoko fait peur parce qu'il redistribue. Le pire crime pour l'extrême droite."

Les archives CS prouvent tout. Les rires en plateau après chaque insulte. Les montages le comparant à un chimpanzé. Et pourtant. L'Arcom n'a infligé que trois avertissements.

L'Élysée et le deux poids, deux mesures

20 mars. Zemmour se fait houspiller dans la rue. Macron décroche son téléphone dans l'heure. Quarante-cinq minutes d'entretien chaleureux.

Deux jours plus tard, Bagayoko subit un déferlement raciste. Rien. Nada. Le compte Twitter présidentiel préfère vanter le nouveau TGV Paris-Lyon.

—le silence en chiffres—
0 : mentions de Bagayoko par Macron depuis mars.
3 : appels à Zemmour sur la même période.

"La protection républicaine, ça se mérite", ironise un conseiller ministériel sous couvert d'anonymat. Voilà.

Saint-Denis écrit l'histoire

Ils étaient 10 000. Peut-être plus. Retraités, lycéens, syndicalistes — tous unis devant la basilique. Marie, 62 ans, montre une photo : "Mes petits-enfants méritent mieux que ces insultes."

Les pancartes racontent tout :

Un cortège historique. Le plus gros depuis la loi Travail. "Cette fois, c'est différent", souffle Raphaël Arnault de la Jeune Garde Antifasciste. "Les gens voient le système à nu."

À l'Assemblée, le gouvernement se dérobe

Mercredi dernier. Mathilde Panot claque son dossier sur le pupitre. "Votre silence est une complicité !" Le Premier ministre botte en touche : "Ne divisez pas les luttes..."

Technique éprouvée. "Dès qu'on évoque le racisme anti-Noirs, on parle d'autre chose", grince Rokhaya Diallo. Comme si la République ne pouvait pas marcher et mâcher du gum.

Pendant ce temps, CS continue. Quatorze émissions diffamatoires depuis janvier. Trois présentateurs sanctionnés. Zéro remise en question.

Le business de la haine

28 millions. C'est ce que CS a engrangé en 2025 grâce aux polémiques raciales. "L'immigration, c'est notre cash machine", confie un ex-producteur.

Vincent Bolloré détient 22% des parts. Le même qui finance Zemmour. Hasard ?

"Leur racisme est calculé", analyse Patrick Farbiaz. Une stratégie qui paie : +37% d'audience quand ils attaquent Bagayoko.

La boucle est bouclée. Médias complices. Pouvoir lâche. Et au milieu, un maire qui résume : "Je ne suis pas une exception. Juste le révélateur d'une France qui refuse de guérir."

Ce samedi à Saint-Denis, 10 000 Français ont montré la voie. La honte, désormais, elle a changé de camp.

Sources

  • Archives CS (mars 2026)
  • Comptes-rendus de l'Assemblée Nationale
  • Dépêches AFP sur la manifestation
  • Données financières Canal+
  • Témoignages de la Jeune Garde Antifasciste

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 11 · 2026-04-07

Racisme d'État : Bali Bagayoko et les fantômes coloniaux de la France

Sur le même sujet