LE DOSSIER
LE DOSSIER

Toute la vérité sur les affaires françaises

SociétéÉpisode 5/3

Racisme à CNews : le gouvernement menace de poursuites

Par la rédaction de Le Dossier · 2023-10-15
Illustration: Racisme à CNews : le gouvernement menace de poursuites
© YouTube

Quand les mots dérapent

"Ils sont ignobles, inacceptables." Hier matin, sur RTL, Gérald Darmanin n’a pas hésité. Il a dénoncé des propos racistes et négrophobes diffusés sur CNews. Ces attaques, visant des élus noirs comme Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis, dépassent la simple critique politique. Et pourtant.

Ces mots ne tombent pas du ciel. Ils s’inscrivent dans une tendance : la remise en question systématique de la légitimité des élus noirs. Pas pour leurs idées. Pas pour leur bilan. Juste pour leur couleur de peau.

Une légitimité sous pression

"Je suis, je resterai député de la République française." Danièle Obono le rappelle avec force. En démocratie, la légitimité se joue aux urnes, pas dans les préjugés. Mais certains semblent l’oublier.

Les élus noirs sont souvent pris pour cible. Leur présence même dérange. Comme si leur élection était une anomalie. "Ce qui dérange encore certains, ce n'est pas ce que nous faisons, c'est simplement que nous soyons là", martèle Obono.

Bally, Shidati, Anna, Lesli, Yaya. Des prénoms qui racontent une France plurielle. Une France où les enfants d’ouvriers, d’immigrés, des quartiers populaires accèdent à des responsabilités. Une France qui, pour certains, reste difficile à accepter.

Le gouvernement passe à l’action

"Nous allons les expertiser." Gérald Darmanin l’a confirmé. Les propos tenus sur CNews sont sous la loupe. Ils pourraient relever de l’appel à la discrimination raciale ou de l’injure publique. Des poursuites pénales sont envisagées.

Le racisme n’est pas une opinion. C’est un délit. Une circonstance aggravante. Si ces propos s’avèrent discriminatoires, la loi tombera. Sans ménagement.

L’ARCOM — l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique — a également été saisie par des parlementaires. Une étape cruciale pour éviter que de tels dérapages ne se répètent.

La négrophobie, une histoire française

"Du racisme français : Quatre siècles de négrophobie." Odile Tobner l’écrivait déjà en 2007. Une réalité : la négrophobie est profondément ancrée en France. De l’esclavage à la colonisation, cette histoire persiste.

Rama Yade, dans son livre "Noirs de France", dénonçait ce tabou dès 2007. Et pourtant, les débats sur la négrophobie restent souvent marginaux. Trop difficiles. Trop douloureux.

Les élus noirs en paient le prix. Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, en sait quelque chose. Sa couleur de peau lui vaut des attaques régulières. Des attaques qui ne disent pas leur nom mais visent directement son identité.

CNews dans la tourmente

CNews. Une chaîne qui ne cesse de faire parler d’elle. Cette fois, elle est allée trop loin. Des éditorialistes ont tenu des propos négrophobes. Et la tempête politique a éclaté.

Le gouvernement ne restera pas silencieux. Gérald Darmanin le répète : "S’il doit y avoir des poursuites pénales, il y aura des poursuites pénales." Une réponse ferme. Mais nécessaire. Laisser passer de tels propos, c’est les banaliser. Et banaliser le racisme, c’est tuer la démocratie.

Une République en construction

"Nous sommes la France." Danièle Obono le clame. Une France plurielle, diverse, où chacun a sa place. Une République où l’origine ne compte pas. Seules les idées et les actions doivent être jugées.

Mais cette France-là est encore en chantier. Les élus noirs, comme Bally Bagayoko ou Danièle Obono, en sont les symboles. Des symboles qui dérangent, qui interrogent, qui bousculent. Des symboles nécessaires.

Le gouvernement l’a compris. Les propos tenus sur CNews ne peuvent rester impunis. Ils doivent être combattus, dénoncés, sanctionnés. Parce que la République ne peut tolérer le racisme. Parce que la démocratie ne peut accepter la négrophobie.

Conclusion

Des propos négrophobes sur CNews. Une réaction ferme du gouvernement. Des poursuites pénales envisagées. Voilà où nous en sommes. Une situation qui rappelle une réalité : le racisme est encore bien présent en France. Et il prend des formes insidieuses, souvent médiatisées.

Le combat est loin d’être terminé. Mais une chose est sûre : la République ne peut reculer. Les élus noirs doivent être protégés, soutenus, défendus. Parce qu’ils sont la preuve vivante d’une France plurielle. Une France qui avance, malgré tout.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

📬

Ne manquez aucun scandale

Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.

Les autres épisodes de ce dossier

Voir tout le dossier →

Épisode 5 · 2023-10-15

Racisme à CNews : le gouvernement menace de poursuites

Sur le même sujet