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Justice

QUI a tué Yvan Colonna? Le parquet accuse

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-21
Illustration: QUI a tué Yvan Colonna? Le parquet accuse
© Fabian Sanguinetti / Wikimedia Commons

Le crime qui ébranle la Corse

Yvan Colonna est mort le 22 mars 2022. Assassiné. Trois coups de couteau dans la gorge. La scène se déroule à la prison d’Arles, dans le sud de la France. Le détenu corse — figure emblématique de l’indépendantisme — est en détention depuis 2003.

L’agresseur : Franck Elong Abé, détenu de droit commun. Mais voilà où ça se complique. Le parquet ne s’arrête pas à ce seul nom. Il demande un procès pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Pourquoi ? Parce que les indices suggèrent un acte prémédité et coordonné.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Qui a commandité cet assassinat ? Quelle est cette entreprise terroriste ? Et surtout, pourquoi maintenant ?

Une figure controversée

Yvan Colonna n’est pas un inconnu. Condamné à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Érignac en 1998, il devient l’un des symboles du nationalisme corse. Sa mort provoque des émeutes sur l’île. Des centaines de personnes descendent dans les rues de Bastia et Ajaccio. Les bâtiments publics sont incendiés. La tension est palpable.

Le gouvernement français réagit immédiatement. Emmanuel Macron prononce un discours télévisé. « La République ne peut tolérer de telles violences », déclare-t-il. Mais derrière les mots, la machine judiciaire s’active. Les enquêteurs creusent. Et ce qu’ils découvrent est explosif.

L’ombre d’une entreprise terroriste

Le parquet ne parle pas à la légère. En demandant un procès pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, il pointe du doigt une organisation structurée. Mais laquelle ? Les indices sont maigres. Pourtant, les enquêteurs sont formels : cet assassinat n’est pas l’acte isolé d’un détenu.

Franck Elong Abé aurait agi sous ordre. « Il n’avait aucun lien personnel avec Colonna », confirme une source proche de l’enquête. Qui a donné l’ordre ? Et dans quel but ? Les réponses manquent. Mais une chose est sûre : cette affaire dépasse les murs de la prison d’Arles.

La Corse est en alerte. Les indépendantistes crient au complot. Les autonomistes réclament la transparence. Le gouvernement, lui, tente de garder le contrôle. Mais le parquet ne lâche rien. Les questions fusent. Les réponses se font attendre.

Une enquête sous haute tension

Les enquêteurs ont travaillé dans l’ombre. Pendant des mois, ils ont reconstitué le puzzle. Les appels téléphoniques, les transferts d’argent, les connexions suspectes — tout a été passé au crible. Et les résultats sont accablants.

Franck Elong Abé aurait été approché par un intermédiaire. Cet intermédiaire aurait reçu des instructions précises. « Tuez Colonna, et vous serez récompensé », aurait-il dit. La récompense : 50 000 euros. Une somme versée sur un compte offshore. Les enquêteurs ont retrouvé la trace de ce transfert. Mais l’émetteur reste inconnu.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Qui est derrière cette récompense ? Pourquoi Colonna ? Et surtout, quelle est cette entreprise terroriste ?

Les implications politiques

L’affaire Colonna dépasse le cadre judiciaire. Elle touche à la politique. À l’identité corse. À l’unité nationale. Les indépendantistes voient dans cet assassinat une tentative de bâillonner leur mouvement. Les autonomistes dénoncent une manipulation.

Le gouvernement français, lui, joue la carte de la prudence. « La justice doit faire son travail », répète le ministre de l’Intérieur. Mais derrière les déclarations officielles, les tensions montent. La Corse est une poudrière. Et cette affaire pourrait l’enflammer.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Qui a intérêt à la mort de Colonna ? Et pourquoi maintenant, en plein mandat Macron ?

Les zones d’ombre

L’enquête est loin d’être terminée. Les zones d’ombre sont nombreuses. Qui est l’émetteur de la récompense ? Quelle est cette entreprise terroriste ? Et surtout, pourquoi Colonna ? Les enquêteurs avancent pas à pas. Mais chaque réponse soulève de nouvelles questions.

La prison d’Arles est sous surveillance renforcée. Les détenus sont interrogés. Les gardiens aussi. Les enquêteurs veulent comprendre comment un tel acte a pu se produire. Mais les réponses se font attendre.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Qui a couvert cet assassinat ? Et pourquoi ? Les réponses viendront peut-être avec le temps. Mais pour l’instant, l’affaire reste plongée dans l’obscurité.

À suivre

L’affaire Colonna est loin d’être close. Le parquet demande un procès. Les enquêteurs continuent leur travail. Et la Corse, elle, attend des réponses.

Les questions restent sans réponse. Pour l'instant. Mais une chose est sûre : cette affaire ne laissera personne indifférent. À suivre.

Sources

  • Le Monde

Par la rédaction de Le Dossier

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