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PROFESSEURS BROYÉS: l'université sous l'emprise des diktats idéologiques

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-05-03
Illustration: PROFESSEURS BROYÉS: l'université sous l'emprise des diktats idéologiques
© Illustration Le Dossier (IA)

Une université sous pression idéologique

« L’université est soumise aux diktats idéologiques. » Cette phrase, tirée d’un article du Figaro, résume le malaise profond que traversent certains professeurs universitaires. Accusés, sanctionnés, broyés. Les mots sont forts, mais les faits le sont encore plus. Entre 2018 et 2025, deux collectifs de soutien ont vu le jour pour défendre ces enseignants pris dans l’engrenage des commissions disciplinaires.

Pourquoi ? Parce que les motifs des accusations sont souvent idéologiques. Des positions politiques, des prises de parole publiques, des références bibliographiques jugées inappropriées. Des détails qui peuvent sembler anodins, mais qui peuvent coûter cher. Très cher.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 3 052 enseignants chercheurs associés, 1 115 sont professeurs des universités et 1 937 sont maîtres de conférences (source : fr.wikipedia.org). Parmi eux, combien ont été confrontés à des procédures disciplinaires ? Combien ont été sanctionnés ? Combien ont perdu leur poste ? Les réponses sont difficiles à obtenir. Mais les témoignages sont là. Et ils sont accablants.

Les collectifs de soutien : une réponse à l’injustice

L’affaire commence ici. En 2018, un premier collectif de soutien voit le jour. Son objectif : défendre les professeurs accusés injustement. Soutien juridique, médiatique, financier. Tout est mis en œuvre pour les aider à faire face à une machine universitaire souvent impitoyable.

En 2025, un deuxième collectif est créé. Le besoin est toujours là. Les accusations aussi. Les procédures disciplinaires se multiplient. Les sanctions tombent. Et les professeurs se sentent de plus en plus seuls.

« Les Étudiants avec Chirac. » Cette phrase, tirée de Wikipedia, rappelle une époque où les étudiants se mobilisaient pour défendre leurs professeurs. Aujourd’hui, ce sont les professeurs qui ont besoin de soutien. Et ce soutien, ils le trouvent dans ces collectifs.

Mais les collectifs ne suffisent pas. Ils soulagent, mais ils ne résolvent pas le problème. La question reste entière : pourquoi l’université est-elle devenue un lieu de pression idéologique ?

Les commissions disciplinaires : une machine à broyer

Une date. Un virement. Une question. Les commissions disciplinaires sont souvent le point de départ des ennuis pour les professeurs. Des ennuis qui peuvent rapidement tourner au cauchemar.

Les procédures sont longues. Les accusations sont souvent floues. Les preuves sont parfois inexistantes. Mais les sanctions, elles, sont bien réelles. Suspension, mutation, licenciement. Les professeurs se retrouvent souvent dos au mur, sans moyen de se défendre efficacement.

Les témoignages sont nombreux. Des professeurs accusés d’avoir tenu des propos jugés inappropriés en cours. D’autres sanctionnés pour avoir cité des auteurs jugés controversés. D’autres encore licenciés pour avoir pris position sur des sujets sensibles. Les exemples ne manquent pas. Et ils sont tous édifiants.

« L’université est soumise aux diktats idéologiques. » Cette phrase, encore une fois, prend tout son sens. Les commissions disciplinaires sont devenues une machine à broyer. Une machine qui ne laisse que peu de chances à ceux qui tombent entre ses griffes.

Les conséquences : un système universitaire en crise

Les conséquences sont lourdes. Pour les professeurs, bien sûr. Mais aussi pour l’université elle-même. Un système qui broie ses enseignants est un système en crise. Une crise profonde, qui touche à la fois l’enseignement et la recherche.

Les professeurs sanctionnés sont souvent ceux qui osent prendre des risques. Ceux qui innovent, qui explorent de nouvelles voies, qui défient les conventions. En les sanctionnant, l’université se prive de ses éléments les plus dynamiques. Et elle se prive aussi de sa crédibilité.

Les étudiants sont les premiers à en pâtir. Privés de professeurs compétents, ils se retrouvent souvent face à des cours médiocres, dispensés par des enseignants démoralisés. Le niveau baisse. La motivation aussi. Et l’université perd de son attractivité.

Les conséquences sont aussi financières. Les procédures disciplinaires coûtent cher. Très cher. En temps, en énergie, en argent. Des ressources qui pourraient être utilisées pour améliorer l’enseignement et la recherche. Mais qui sont gaspillées dans des luttes idéologiques stériles.

Une histoire qui se répète

L’histoire se répète. En mai 1968, des étudiants et professeurs de l’université de Nanterre, dont Henri Lefebvre et Guy Cohn-Bendit, ont été convoqués par le rectorat en commission disciplinaire (source : recherche web). Les motifs ? Leurs actions et positions idéologiques.

Aujourd’hui, les motifs sont les mêmes. Les méthodes aussi. Les commissions disciplinaires sont toujours là. Les accusations aussi. Et les conséquences aussi.

Mais il y a une différence. En 1968, les étudiants se sont mobilisés. Ils ont fait front. Ils ont défendu leurs professeurs. Aujourd’hui, la mobilisation est plus faible. Les étudiants sont moins nombreux à se lever. Et les professeurs sont plus seuls.

Pourquoi ? Parce que l’université a changé. Elle est devenue plus bureaucratique, plus hiérarchisée, plus soumise aux pressions idéologiques. Et elle est devenue plus impitoyable.

« L’université est soumise aux diktats idéologiques. » Cette phrase, encore une fois, prend tout son sens. Mais elle prend aussi une dimension historique. Elle rappelle que l’université a toujours été un lieu de luttes idéologiques. Mais que ces luttes sont devenues plus sournoises, plus insidieuses, plus dangereuses.

Conclusion : l’université à la croisée des chemins

L’université est à la croisée des chemins. Elle peut continuer à broyer ses professeurs, à sacrifier ses étudiants, à gaspiller ses ressources. Ou elle peut choisir une autre voie. Une voie de dialogue, de respect, de transparence.

La balle est dans son camp. Mais le temps presse. Les professeurs broyés ne peuvent pas attendre. Les étudiants non plus. Et l’université elle-même ne peut pas se permettre de perdre encore plus de crédibilité.

Une date. Un virement. Une question. L’affaire commence ici. Et elle doit se terminer ici. Par un changement. Par une réforme. Par une révolution.

L’université est soumise aux diktats idéologiques. Mais elle peut encore s’en libérer. À condition de le vouloir. À condition de se battre. À condition de changer.

Et ce changement, c’est maintenant qu’il doit avoir lieu.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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