EXCLUSIF : Comment la police a laissé tuer un nazi pour servir l'extrême droite

Silence complice, mensonge d'État
17 février 2026. L'Assemblée nationale observe une minute de silence. Pour Quentin Deranque. "Un fils de la République", clame Laurent Wauquiez. "Un patriote", renchérit Sébastien Chenu (RN).
Mediapart publie ses tweets trois jours plus tard :
"Je soutiens Adolphe"
"On veut le fascisme"
"Pas de vie commune avec les Africains".
Yael Braun-Pivet tente de se défendre sur Sud Radio :
"Si on avait su son profil...". Trop tard. La présidente de l'Assemblée a validé l'hommage. Comme les 11 présidents de groupe.
Pourquoi ce blanc-seing ?
BFM TV lâche une bombe involontaire
Vendredi 28 mars. BFM diffuse un reportage explosif. Basé sur des clichés des renseignements territoriaux.
Chronologie :
- 17h51 : Des antifascistes enfilent des gants. Les policiers photographient.
- 17h56 : Deranque est lynché. Aucune image.
- 17h59 : Nouveaux clichés. Le néonazi se relève, blessé. La police reste spectatrice.
"Pas assez nombreux, pas assez équipés", explique BFM. Pourtant, la CRS8 — unité d'élite — était disponible à 15 minutes. Avec 200 hommes.
Question simple : pourquoi ne pas les avoir appelés ?
Le dispositif policier qui sent le complot
Les faits sont têtus.
- Surveillance totale : Les renseignements territoriaux ont tout documenté. Provocations. Préparatifs. Aggression.
- Inaction calculée : Aucune intervention pendant l'attaque. Aucun secours après.
- Révélations tardives : Les photos sortent après la campagne anti-LFI.
"Nos agents ont tout vu mais n'étaient pas en mesure d'agir", affirme une source policière à BFM. Un mensonge.
La CRS8 coûte 8 millions d'euros par an. Spécialement formée pour les violences urbaines. Basée à Lyon depuis 2023.
Voilà où ça se complique.
L'extrême droite savait. Le gouvernement aussi
Mediapart contacte Sébastien Chenu le 25 mars. Le député RN promet de "reconsidérer" ses déclarations. Sans jamais le faire.
Marine Le Pen, Jordan Bardella, Éric Ciotti — tous muets.
Pire : le pouvoir a laissé prospérer le mensonge. Pendant que :
- Des antifascistes sont poursuivis pour homicide
- L'antiterrorisme mobilise ses moyens
- Darmanin vante sa "tolérance zéro"
Gérald Darmanin savait. La preuve ? Son unité chouchou — la CRS8 — n'a pas bougé.
Non-assistance à personne en danger : qui jugera les policiers ?
Article 223-6 du Code pénal :
"3 ans d'emprisonnement et 45 000€ d'amende pour non-assistance".
Les faits sont établis :
- Présence policière avérée
- Danger imminent connu
- Moyens d'intervention disponibles
Pourtant, le parquet reste sourd.
Les questions restent sans réponse. Pour l'instant.
Le martyre fabriqué de l'extrême droite
Deranque n'était pas une victime innocente. C'était un soldat politique.
Ses réseaux :
- Némésis (ultradroite lyonnaise)
- Groupes néonazis identifiés par la DGSI
- Comptes sociaux pro-RN
Son utilité : mort, il devenait l'étendard de la haine anti-gauchiste.
La police a offert ce cadeau à l'extrême droite. Sciemment.
Conclusion : une collusion qui ne dit pas son nom
Trois constats s'imposent :
- Complicité passive : La police a laissé faire.
- Manipulation politique : Le pouvoir a instrumentalisé la mort.
- Justice à deux vitesses : Les antifascistes en prison, les policiers protégés.
Dernier fait troublant : les renseignements territoriaux dépendent du ministère de l'Intérieur. De Darmanin, donc.
À suivre.
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📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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