Le plan fou de Trump et Netanyahou : libérer Ahmadinejad pour renverser l'Iran
Ils voulaient placer Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l'Iran. L'ancien président, assigné à résidence depuis fin 2025, devait être libéré par une frappe militaire israélienne. Le 28 février 2026, l'opération a eu lieu. Elle a tué des Gardiens de la révolution — et blessé Ahmadinejad. Aujourd'hui, il a disparu. Le plan de changement de régime est un fiasco. Voilà l'histoire que le New York Times vient de dévoiler.
« Cercle de la mort » : le plan secret soumis à Trump
« Imaginez une zone autour du nucléaire iranien où tout ce qui approcherait serait frappé immédiatement. » Ainsi la présentatrice de LCI décrit le concept militaire soumis à Donald Trump. Un concept baptisé « cercle de la mort ». Des sources anonymes — citées par la chaîne — affirment que le président américain a été briefé. Le principe ? Créer une zone d'exclusion terrestre autour des sites nucléaires iraniens. Tout ce qui entre — drone, missile, soldat — est détruit automatiquement.
De quoi impressionner les Iraniens ? « On en doute », balance la journaliste. Et elle a raison. Les Gardiens de la révolution ne sont pas des novices. Ils tiennent le détroit d'Ormuz. Dix mines y ont été identifiées par les renseignements américains. Une image drone montre un pétrolier frappé — la propagande iranienne la diffuse en boucle. « C'est une cible facile », commente le colonel Deong, consultant défense pour LCI. « C'est un peu le massacre des innocents. »
Trump menace. Il promet de frapper l'Iran « d'ici deux à trois jours ». Tsahal est en état d'alerte maximale — « le niveau le plus élevé depuis le cessez-le-feu avec le Hezbollah », confirme la correspondante Betsabé Salem. Les armées israélienne et américaine sont prêtes : 2 500 marines, des navires, des porte-avions. Le paquet est là.
Mais ce paquet a déjà perdu. Selon le Congrès américain, 42 avions et drones américains ont été abattus. Gérard Araud, ancien ambassadeur de France aux États-Unis, l'écrit noir sur blanc sur X : « Les États-Unis ont perdu la guerre. » Une phrase qui sonne comme un glas.
La guerre perdue d'avance ? 42 avions et drones détruits
« Donald Trump a perdu la guerre. » Ce n'est pas un tweet d'opposant. C'est l'analyse d'un diplomate chevronné. Comment une puissance comme les États-Unis peut-elle perdre face à l'Iran ? « À force de cessez-le-feu, d'arrêts des combats au moment où ils sont en plein essor », répond Raphaël Jérusalmi, ancien officier du renseignement militaire israélien.
Le chiffre de 42 avions et drones perdus — cité par le service de recherche du Congrès — est énorme. La conclusion est brutale : la guerre aérienne ne se gagne pas avec des bombardements de tapis. L'Iran a des missiles sol-air, des drones, un territoire grand comme quatre fois la France. Et surtout, il a une stratégie : ne pas combattre directement, mais via ses proxies. Les Houthis au Yémen, le Hezbollah au Liban, les milices en Irak. Autant de tentacules qui saignent l'Amérique.
Le colonel Deong résume : « Aujourd'hui, nos économies s'effondrent. On peut faire la guerre pour le pétrole. » Mais le pétrole ne passe plus. Le détroit d'Ormuz est miné. Les Iraniens laissent passer les navires qui paient — comme le Sud-Coréen qui a « coopéré ». Les autres sont frappés. L'OTAN prévoit une intervention pour juillet. Mais la Turquie bloquera-t-elle ? La France, avec le Charles de Gaulle en approche, est-elle prête à escorter des pétroliers sous drapeau français ?
« Il n'y aura jamais d'entrée en guerre officielle », prévient Xavier de Jacomoni, éditorialiste international. « On aura des situations qui dérapent. Un bâtiment français escorte, un drone attaque, on riposte — légitime défense. » Les mots comptent. Les Iraniens, eux, menacent déjà de frapper au-delà de la région. Jusqu'où ?
La France sur la ligne de front : le Charles de Gaulle dans le viseur
Des images du porte-avions Charles de Gaulle circulent. Il s'est approché de la zone. Officiellement il n'est pas en zone de conflit. Officieusement, il est en première ligne. L'OTAN planifie — selon les informations de LCI — une intervention pour juillet si le détroit reste bloqué. « C'est une décision politique », insiste de Jacomoni. « L'OTAN n'a pas de politique au Moyen-Orient. »
Mais la France est là. Les Allemands, les Anglais, les Belges aussi. Des marines européennes se positionnent. Le risque est réel : une frappe iranienne contre un navire français entraînerait une riposte. Et les Rafale décollant du Charles de Gaulle bombarderaient des batteries côtières. « On en est extrêmement loin », tempère de Jacomoni. L'Histoire rappelle que les Anglais n'ont pas riposté après une frappe iranienne sur une base à Chypre.
Et pourtant. L'Iran brandit la menace d'une guerre « au-delà de la région ». Europol a publié une étude sur les incursions iraniennes en Europe. Des réseaux dormants existent. Les proxies peuvent frapper n'importe où. « Ils ont pas besoin de missiles pour nous toucher », note les Allandman, géopolitologue franco-israélienne. Des attentats déjoués à Bangkok, des tentatives en Amérique du Sud, des cibles en Europe. La France n'est pas à l'abri.
Alors, que fait l'OTAN ? Elle attend. Elle planifie. Elle espère que l'escalade n'aura pas lieu. Mais le plan secret de Trump et Netanyahou — libérer Ahmadinejad — montre que les décideurs américains et israéliens ont perdu le sens des réalités.
L'histoire folle d'Ahmadinejad : la tentative de putsch
Notez ce détail. Mahmoud Ahmadinejad, ancien président iranien, était assigné à résidence depuis fin 2025. Anti-américain, anti-israélien, fervent partisan du nucléaire — c'est l'homme que les États-Unis et Israël ont choisi pour remplacer les mollahs. Une absurdité ? (Oui, vous avez bien lu.) « Soit c'était une option parmi d'autres, soit c'était une tentative de gagner du temps », analyse Elisabeth Shepard, spécialiste de la défense.
Le plan était simple : une frappe israélienne sur la résidence d'Ahmadinejad devait le libérer des Gardiens de la révolution qui le gardaient. Une fois libre, ils l'installeraient comme leader de transition. Les Kurdes auraient lancé une offensive pour faire tomber le régime. Le New York Times révèle les détails : des responsables américains briefés ont confirmé l'opération.
Mais le 28 février 2026, la frappe a eu lieu. Résultat : des Gardiens de la révolution tués, mais Ahmadinejad blessé. L'ancien président a disparu après l'opération. « Il aurait été désillusionné », raconte Sonia Dri, correspondante à la Maison Blanche. « Depuis, on ne sait pas où il se trouve ni dans quel état il est. »
Les experts sont stupéfaits. « Ça raconte la déconnexion de la réalité », tranche les Allandman. « C'est un vrai radical. » L'administration Trump manque d'experts sur l'Iran — le licenciement massif de spécialistes à la CIA et au Mossad a laissé des béances. Résultat : un plan qui ressemble à un mauvais film. « Peut-être qu'ils ont essayé de l'éliminer et que ça a raté, et qu'ils ont besoin d'expliquer quelque chose », suggère le colonel Deong. Voilà. Le fiasco est total. Le changement de régime en Iran, rêve de Netanyahou et de Trump, s'est fracassé sur la réalité. Pendant ce temps, la Chine et la Russie regardent, sourient.
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📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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