Pédocriminalité : la France submergée par 100 000 signalements, 1 % traités

Cent mille. C’est le nombre d’alertes que les États-Unis envoient chaque année à la France sur des faits de pédocriminalité en ligne. Un seul pour cent est traité. Oui, vous avez bien lu : 1 %. La responsable du service l’a elle-même lâché dans un entretien. Le professeur Alain Bauer, criminologue et auteur de La vérité sur le système Epstein, le dit sans fard : la France ne protège pas ses enfants. Les obsèques de Liana ont cristallisé une colère nationale. Mais le vrai problème est systémique.
Ces 100 000 alertes venues des États-Unis
Cent mille signalements. Exactement. La responsable du service de lutte contre la pédocriminalité en ligne l’a révélé sur LCI : elle dispose de deux fois moins de moyens que prévu. Résultat ? Sur les 100 000 signalements annuels américains, la France n’en traite qu’environ 1 %.
Alain Bauer le rappelle dans son livre et dans l’entretien accordé à LCI : ces alertes ne sont pas du flou. Ce sont des informations précises, issues des systèmes de détection américains. Bauer explique que le système tourne au ralenti — à minima. Le procureur de Paris, cité par le criminologue, annonce 7 000 plaintes pour pédocriminalité sur son seul ressort. Rien que Paris.
Le cas Jérôme Barella : un signalement ignoré
Jérôme Barella. Suspect dans la mort de Liana. Un organisme américain de lutte contre la pédocriminalité en ligne l’avait signalé à la police française. Le signalement arrive. Il reste sans suite. « Ça a pu finir sur un morceau de papier », dit Bauer, les dents serrées.
Le grand-père, le frère — plusieurs membres de la famille Barella étaient impliqués dans des affaires de mœurs. Et pourtant.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
Ne manquez aucun scandale
Recevez chaque matin les enquêtes que la France préfère oublier. Gratuit, sans spam.


