Les origines troubles et les mécanismes anti-démocratiques de la construction européenne révélés

Maurice Lagrange, ou l'art de la reconversion
- Maurice Lagrange rédige le Statut des juifs pour Vichy. 1952. Le même homme écrit seul — en deux semaines — les statuts de la future Cour de justice européenne.
La trajectoire sidère. "Il sortait pourtant d'une mission de dénazification en Allemagne... commanditée par les Américains", note Guillaume Benessa, auteur des Vrais maîtres de l'Europe. Monnet l'a choisi précisément pour ça : son obsession d'un État fédéral, taillé sur mesure.
Lagrange n'est pas l'exception. Carl Remme, administrateur de biens juifs spoliés sous le Reich, siège parmi les neuf premiers juges. Quatre ont des casseroles fascistes. Et pourtant, ils vont écrire les règles du jeu.
1957-1989 : le coup d'État juridique
Robert Lecourt y croit dur comme fer. Président de la Cour pendant dix ans, ce gaulliste converti transforme les traités en marteau-pilon. Son invention ? Le droit européen prime sur les constitutions nationales.
Officiellement, la doctrine naît en 1989 (arrêt Nicolo). En réalité, les dés étaient pipés depuis trente ans. "Pas de démocratie contre les traités", lâchera Juncker bien plus tard. Les peuples n'ont plus qu'à se taire. Les juges, eux, ont carte blanche.
1980 : la reddition française
Marceau Long, figure du Conseil d'État, plie. Chevènement tonne : "Comment avez-vous pu ?' La réponse tombe, glaciale : 'On ne résiste pas longtemps à l'air du temps."
Debré avait vu venir le danger. "Ces juges qui jouent à la Cour suprême..." Trop tard. En 1988, Rocard ordonne aux préfectures d'appliquer la doctrine européenne. La boucle est bouclée.
L'Europe en héritage : un système verrouillé
Von der Leyen, Juncker... Les têtes changent. La machine, non. "Un cancer qui dévitalise les nations", assène Benessa.
"L'Europe, c'est la paix" ? Demandez à Kiev. "La prospérité" ? Les agriculteurs haussent les épaules. Le constat s'impose : soixante-dix ans après, l'édifice conçu par d'anciens collaborateurs étouffe toujours les souverainetés.
Reste la voie étroite qu'évoquait Bukovski : l'indépendance. Difficile, oui. Impossible ? L'histoire jugera.
Sources
- Les vrais maîtres histoire secrète des hommes qui vendent la France
- Archives historiques
- CV des juges fondateurs
- Documents du Comité d'action pour les États-Unis d'Europe
- Discours et écrits de Robert Lecourt
- Arrêt Nicolo de 1989
- Circulaire de Michel Rocard en 1988
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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