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JusticeÉpisode 2/1

Noisiel : la police frappe et humilie, l'IGPN enquête

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-19
Illustration: Noisiel : la police frappe et humilie, l'IGPN enquête
© YouTube

La scène filmée qui met le feu aux poudres

Cours des Roches, Noisiel, lundi soir. Un homme de 35 ans marche vers la maison de sa mère. La police municipale surgit. Tout est filmé.

« Ils lui ordonnent de courir. » Il refuse. Il tente de fuir. Les policiers le plaquent au sol. Une grenade lacrymogène explose près de sa tête. Les coups pleuvent — pieds, poings. L'homme est menotté.

« Mon frère n'a jamais eu de problème. » La famille est sidérée. « Il était calme. Il ne méritait pas ça. »

Trois mineurs sont aussi interpellés. Un témoin raconte : « Le gamin de 15 ans mangeait au Regal Street. Il sort pour voir. Ils l’emmènent dans un coin sans caméra. Ils le frappent. Et lancent : “On s’en bat les couilles, vous allez tous prendre. Bande de noirs.” »

Émeutes devant le commissariat : la nuit s’embrase

Vers 23 heures, une trentaine de personnes se massent devant le poste de police municipale. Les cocktails Molotov volent. Les mortiers d’artifice crépitent.

« J’entendais des explosions partout. » Les policiers ripostent avec des lanceurs de balles de défense. L’atmosphère est électrique.

« Leur but ? Casser du flic municipal. » Mathieu Viskovic, maire PS de Noisiel, accuse : « On a frôlé le pire. Ils voulaient se venger parce qu’on dérange leur business. »

L’IGPN saute sur l’affaire

Le lendemain, l’IGPN est saisi. Une enquête est ouverte pour violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique. Le parquet de Meaux confirme : « Au moins une interpellation pose question sur sa légitimité. »

Quatre hommes placés en garde à vue sont relâchés. L’homme de 35 ans souffre d’une incapacité totale de travail de cinq jours. La famille annonce son intention de porter plainte. « Ça ne s’arrêtera pas là. Ce n’est pas la première fois. »

Le maire tente de calmer le jeu

Mathieu Viskovic prend le micro. « C’est très grave. On a frôlé le drame. » Le maire PS dénonce le flambe-bashing. « Cette vidéo sert à alimenter le flambe-bashing. C’est inadmissible. »

Il appelle au calme. « On parle de faits d’une rare violence. Ça glace. » Mais les tensions ne tombent pas. Les habitants sont sous le choc. Les témoignages s’accumulent.

Les enquêtes se multiplient

En parallèle de l’enquête de l’IGPN, deux autres investigations sont lancées. L’une concerne les interpellations de la journée. L’autre, les violences urbaines.

Le parquet de Meaux avance : « Nous n’avons pas d’informations sur d’éventuelles hospitalisations. » Mais les preuves sont là. Les vidéos. Les témoignages. Les coups.

Ce qu’il faut retenir

Une interpellation violente filmée. Des émeutes devant le poste de police. Trois mineurs frappés. Une enquête de l’IGPN. La famille de la victime porte plainte. Le maire appelle au calme.

« Regardons les faits. » Les images parlent d’elles-mêmes. Les témoignages aussi. L’enquête continue. Mais une chose est sûre : cette affaire ne sera pas étouffée.

Noisiel est sous tension. Et ce n’est qu’un début.

Par la rédaction de Le Dossier

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