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Netanyahou face à la justice : le procès pour corruption qui ébranle Israël

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-09
Illustration: Netanyahou face à la justice : le procès pour corruption qui ébranle Israël
© Illustration Le Dossier (IA)

Trois affaires. Dix-huit ans au pouvoir. Des millions en cadeaux. Le procès du siècle reprend — et Netanyahou joue son avenir.

Jérusalem, 10 avril 2026 : la justice rattrape Netanyahou

Dimanche matin, le tribunal de district de Jérusalem ouvre ses portes pour l'audience la plus attendue du pays. Benyamin Netanyahou, l'homme qui a tenu Israël d'une main de fer pendant près de deux décennies, va devoir répondre. Corruption. Abus de confiance. Trafic d'influence.

La salle est pleine à craquer. Le cessez-le-feu irano-américain a changé la donne. Plus d'état d'urgence pour protéger l'ancien Premier ministre. "Le système judiciaire fonctionne à nouveau normalement", lâche un greffier, laconique.

Et pourtant. Pendant la guerre de Gaza, Netanyahou était intouchable. Les bombes couvraient tout. Aujourd'hui, le silence des armes laisse entendre le crépitement des dossiers judiciaires.

Ce que disent les trois dossiers

Premier acte : l'affaire des cigares. 200 000 dollars. C'est ce qu'auraient coûté les cadeaux — havanes et champagne millésimé — offerts par le milliardaire Arnon Milchan entre 2016 et 2019. En échange ? Des allégements fiscaux et un visa américain. Netanyahou parle d'amitié. Le parquet, de pot-de-vin.

Deuxième volet : Walla!. Le site d'information aurait censuré des articles critiques sur ordre de Shaul Elovitch, son propriétaire. Netanyahou, lui, aurait fait pression pour des lois favorables aux télécoms. Un hasard ?

Enfin, le bijoutier. Des diamants. Des montres suisses. Des factures réglées par des subventions publiques. Sara Netanyahou, l'épouse, pourrait bientôt témoigner.

"Je suis innocent", répète l'ancien chef du gouvernement. Les comptes bancaires, eux, balbutient une autre version.

Un procès qui n'en finit pas de commencer

Mai 2020. La première audience dure soixante minutes avant d'être suspendue. Depuis, pandémie, crises politiques et conflits armés ont joué en faveur de Netanyahou.

Cette fois, c'est différent.

Le juge Aharon Farkash tient bon. Quarante témoins entendus. Vingt-trois à venir. Parmi eux, des proches. Des conseillers. Peut-être même la Première dame.

"Pas des erreurs isolées. Un système", murmure un procureur dans le couloir du tribunal.

Les chiffres du scandale

Dix-huit ans de pouvoir. Un record.

Douze ans sans interruption — de 2009 à 2021.

Trois procédures. Deux cent soixante-trois pages d'accusation.

Deux cent mille dollars en cigares et alcool (oui, vous avez bien lu).

La défense parle de "cadeaux entre amis". Les juges, de "mécanisme corruptif".

La montre tourne

Netanyahou joue la montre. Reports. Recours. Manœuvres politiques. Son avocat, Amit Hadad, a déjà obtenu trois reports.

Mais la Cour suprême veille. En 2023, elle a rappelé l'évidence : "La loi est la même pour tous. Même pour un Premier ministre."

La question n'est plus de savoir s'il sera jugé, mais quand. Et cette fois, il n'y aura pas de guerre pour le sauver.

Sources

  • Archives du tribunal de district de Jérusalem
  • Dossiers d'accusation (n° 1245/20, 1246/20, 1247/20)
  • Relevés bancaires cités lors des audiences préliminaires
  • Déclarations officielles du bureau du procureur général

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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