Métro de Toulouse : autopsie contre malaise, enquête pour homicide involontaire ouverte

Premier jour, dernier jour
Lundi 3 août 2026. Sur le chantier de la troisième ligne de métro à Labège, au sud-est de Toulouse, un ouvrier intérimaire de 48 ans commence son premier jour. Il travaille pour une entreprise sous-traitante d’Alstom. Il s’affaire sur un viaduc, entre les stations Labège Gare et Diagora, lors d’une opération de manutention.
Que s’est-il passé exactement ? Les premières informations évoquaient un malaise. Pourtant, l’autopsie réalisée à Toulouse — dont Midi Libre a révélé les conclusions le 14 août — indique une autre cause. Le médecin légiste estime que les causes du décès sont compatibles avec un syndrome d’écrasement, selon une source proche du dossier citée par La Dépêche du Midi.
Le parquet de Toulouse confirme les conclusions de l’autopsie et a ouvert une enquête pour homicide involontaire dans le cadre du travail. Les gendarmes de la brigade de recherches de Villefranche-de-Lauragais et l’inspection du travail sont sur le terrain.
Des zones d'ombre tenaces
Les enquêteurs s’intéressent à une piste : la scène de l’accident a‑t‑elle été modifiée après le décès ? Pourquoi ? Selon Midi Libre, ils cherchent à savoir si le corps a été déplacé, et pour quelle raison.
Contacté par La Dépêche du Midi, Alstom indique apporter son concours aux investigations et confirme que la victime était un intérimaire travaillant pour le groupe sur le projet de la ligne C. Tisséo n’a pas souhaité réagir à ce stade.
Et maintenant ?
L’enquête progresse. Les gendarmes et l’inspection du travail doivent déterminer les circonstances exactes de l’accident. La question de la modification de la scène pourrait être un tournant.
Le sujet, c’est un homme de 48 ans, premier jour, qui ne rentrera pas chez lui.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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