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Faits diversÉpisode 7/2

Manèges mortels : les failles révélées par trois drames

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-12
Illustration: Manèges mortels : les failles révélées par trois drames
© YouTube

Accroche

Le 9 mai 2013, Conor Kennedy emmène ses enfants au Luna Park de Lausanne. Il les installe dans un wagonnet du Speedy Mouse, ce grand huit pour familles. Le départ est imminent. Puis vient le choc. Une barre métallique de 22 kilos — détachée du portique au-dessus d’eux — s’abat sur sa tête. Son fils de 8 ans est touché au front. Selon son témoignage, « J’ai juste senti ce bang sur ma tête ». Le sang coule. L’attraction continue de tourner. La caisse reste ouverte. Des témoins appellent les secours. Les enfants voient leur père au sol, hagard. Ce jour-là, la fête foraine a failli virer à la tragédie.


Les faits

Trois accidents. Trois histoires.

À Lausanne, la barre de 22 kilos était mal vissée. Le propriétaire du manège n’a pas souhaité s’exprimer. Les autorités fédérales ont exigé un nouveau contrôle par le TÜV. Résultat : le manège déclaré non conforme, interdit d’exploitation. La police du commerce de Lausanne a confirmé que l’attestation de sécurité antérieure avait été retirée.

Deux ans plus tôt, en août 2007, un autre drame. À la Fête des Loges, à Saint-Germain-en-Laye, le booster — une attraction à nacelles culminant à 38 mètres — se brise en plein vol. Un père et son fils sont éjectés, tués. Selon l’expertise judiciaire, les soudures étaient « incomplètes et mal réalisées » par un sous-traitant, la société BCM. Le constructeur italien Fabri réceptionnait le manège assemblé par le sous-traitant sans le contrôler, rendant les défauts invisibles. Sur les huit boosters en circulation en France à l’époque, six présentaient les mêmes défauts.

Le 22 août 2009, au Parc Saint-Paul, dans l’Oise, Karine, 35 ans, est éjectée de l’attraction « Formule 1 » et décède. Selon un témoignage, la barrière du manège s’était ouverte avant le départ. L’expertise a montré que « le premier cran de chaque barre de sécurité avait été meulé, de façon à ne pas permettre l’accès au manège aux personnes de très forte corpulence ».

Ces trois cas — Lausanne, la Fête des Loges, le Parc Saint-Paul — montrent une constante : c’est une chaîne de négligences, de l’usine au forain, en passant par les organismes de contrôle, selon les témoignages et expertises.


Le contexte

Marie-Jeanne Dubuc a perdu son mari et son fils à la Fête des Loges. Son avocate, Sophie Obadia, a décrit un « monde opaque ». La mère de Karine, victime du Parc Saint-Paul, a témoigné de son impuissance.

Du côté des constructeurs, Bolliger & Mabillard (B&M), fabricant suisse, privilégie la fluidité ; Intamin vise les sensations extrêmes. Selon la source, Dominique Lamer, contrôleur technique à Europa Park, affirme que « les parcs sont plus sécures que l’avion, que le train et plus sûr que les voitures ». En Allemagne, le TÜV est réputé pour sa rigueur.

En France, selon la source, la loi sur la sécurité des manèges a été améliorée en 2008, mais les contrôles restent majoritairement visuels. Les forains effectuent des vérifications quotidiennes, selon le témoignage de l’un d’eux. Jean-Pierre Santin, expert judiciaire, a souligné que les fêtes foraines et les parcs d’attraction ne sont pas soumis à des obligations de traçabilité comparables à celles de l’aviation.

Selon la source, la FENVAC (Fédération nationale des victimes d’attentat et d’accidents collectifs) dénonce un discours statistique qui minore l’impact.


Le traitement judiciaire

Les procédures ont traîné. Sept ans pour l’affaire de la Fête des Loges. En mai 2013, le tribunal correctionnel de Versailles a condamné :

  • La société Fabri à 200 000 € d’amende.
  • Le sous-traitant soudeur, gérant de BCM, à 100 000 € d’amende.
  • Le forain exploitant à 12 mois de prison avec sursis et 1 500 € d’amende. Les trois parties ont fait appel.

Pour le Parc Saint-Paul, l’attraction « Formule 1 » a été démolie.

À Lausanne, la plainte de Conor Kennedy est toujours en cours. Aucun accord trouvé.


Ce que ça dit de la France

Selon la source, les constructeurs (Bolliger & Mabillard vs Intamin) ont des approches différentes en matière de sensations. Les parcs d’attraction refusent généralement de communiquer sur les accidents, et les contrôles sont opaques. Il n’existe pas de statistiques consolidées fiables en France sur les accidents de manèges. La FENVAC critique l’approche statistique minimisant les victimes.

Les données consolidées sur les accidents de manèges n’existent pas. Les parcs refusent de communiquer. Les contrôleurs se taisent.

Enquête réalisée à partir du documentaire « PARCS D’ATTACTIONS : enquête sur les DRAMES et ACCIDENTS de manèges » (RTS, Reportages et investigations). Les citations sont extraites du transcript du documentaire.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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Épisode 7 · 2026-08-12

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