Olivier Gelsi, le maire d'Avignon qui augmente les indemnités de ses adjoints

Première décision, premier scandale
Les chiffres donnent le tournis. Les adjoints de Gelsi passeront de 1100 à 1450 euros mensuels. "350 euros nets de plus", précise-t-il sur France 1. Coût pour la mairie : 100 000 euros par an.
Et parmi les bénéficiaires ? La compagne du maire. Benjamin Duhamel, journaliste, lui balance : "Vraiment la priorité en prenant vos fonctions ?"
Gelsi contre-attaque. "Nîmes paie 70% plus cher. Paris, 300%." Soit. Mais Avignon compte 18 000 allocataires du RSA. Leur augmentation à eux ? 6 euros par mois. Voilà.
L'art du double discours
Élu sous l'étiquette "candidat du bon sens", Gelsi se présente en rupture. Ancien journaliste. Nouvelle génération. Pourtant, son premier geste politique ressemble à du vieux clientélisme.
"Le système avant servait les partis", assène-t-il. Son système à lui ? Il sert d'abord ses proches. Et ça coûte cher.
Horizon, le parti d'Édouard Philippe, le soutient. Hasard ? Gelsi botte en touche : "C'est juste du bon sens." Vraiment ?
Le RN en embuscade
La communauté d'agglomération qu'il préside compte deux maires RN. Gelsi leur offre des vice-présidences. "Je respecte le vote des gens", justifie-t-il.
Stratégie ou naïveté ? Le maire assure avoir "fait reculer les extrêmes". Les faits disent le contraire. Depuis son élection, le RN gagne du terrain dans les sondages locaux.
Culture : la ligne rouge
Le Festival d'Avignon ? "Trop politique", estime Gelsi. Il vise particulièrement les drapeaux palestiniens brandis ces dernières années. "La culture doit unir."
Curieux retournement. Lui qui défendait jadis la liberté d'expression. "Le contexte change", argue-t-il. Le contexte ? Ou ses nouveaux alliés ?
Transparence à géométrie variable
Gelsi se veut moderne. Il promettait "zéro conflit d'intérêts". Pourtant, sa compagne profite directement de l'augmentation des indemnités.
"Je veux des vrais gens dans la vraie vie", répète-t-il. Les vrais gens d'Avignon, eux, attendent toujours des logements sociaux. Près de 15 000 demandes en attente.
La suite ? Gelsi joue son crédit. Après les indemnités, les Avignonnais attendent des actes sur l'emploi et le pouvoir d'achat. L'homme qui voulait incarner le changement ressemble déjà à un politicien comme les autres.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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