Macron veut tuer France Télévisions : révélations choc

Une stratégie méthodique
Depuis son arrivée à l’Élysée, Emmanuel Macron a mis en place un plan. Un plan pour affaiblir France Télévisions. Les coupes budgétaires sont la première arme. Entre 2017 et 2024, le budget de France Télévisions a été réduit de 22%. Soit 150 millions d’euros en moins. "C’est une saignée", dénonce un employé sous couvert d’anonymat.
La suppression de la redevance audiovisuelle en 2022 a porté un coup fatal. Près de 3 milliards d’euros de financement public ont disparu. "C’est une erreur", reconnaît aujourd’hui un ancien collaborateur de l’Élysée. Mais une erreur volontaire.
La fusion à marche forcée des antennes régionales est l’étape suivante. Une fusion imposée par Delphine Ernotte, la PDG de France Télévisions. Mais sous la pression de l’Élysée. "On a reçu des directives claires", révèle un cadre de France Télévisions. Des directives qui venaient de haut. Très haut.
Delphine Ernotte, la PDG complaisante
Delphine Ernotte est le visage de cette politique. Nommée PDG de France Télévisions en 2015, elle a d’abord tenté de résister. Mais face à la pression de l’Élysée, elle a cédé. "Elle n’a pas eu le choix", explique un ancien conseiller.
Sous son mandat, les magazines d’investigation ont été mis sous pression. "Cash Investigation" et "Complément d’Enquête" ont vu leurs budgets réduits de 30%. "On ne peut plus faire notre travail", déplore un journaliste. Les reportages critiques envers le gouvernement sont devenus rares. Trop rares.
Ernotte a aussi supervisé la fusion des antennes régionales. Une fusion qui a entraîné la suppression de 500 postes. "C’est un massacre", s’indigne un syndicaliste. Mais Ernotte ne bronche pas. Elle applique. Sans jamais critiquer.
Marine Le Pen et Vincent Bolloré, les soutiens de la privatisation
Pendant ce temps, Marine Le Pen et Vincent Bolloré se frottent les mains. La chef du Rassemblement National rêve d’une privatisation de France Télévisions. "C’est une nécessité", affirme-t-elle. Bolloré, de son côté, voit une opportunité. Une opportunité pour étendre son empire médiatique.
Le milliardaire a déjà pris le contrôle de Canal+. Et il convoite France Télévisions. "C’est le plan caché", révèle un proche de Bolloré. Un plan soutenu par l’Élysée. En silence. Mais avec détermination.
Le rapprochement entre Bolloré et Macron est connu. Les deux hommes se sont rencontrés à plusieurs reprises. "Ils discutent d’une privatisation", confirme une source proche des négociations. Une privatisation qui serait un cadeau pour Bolloré. Et une catastrophe pour l’audiovisuel public.
Les conséquences pour l’information
Les conséquences de cette politique sont lourdes. Très lourdes. La qualité de l’information s’est dégradée. Les reportages d’investigation sont moins nombreux. Et moins percutants. "On est muselés", dénonce un journaliste de France 2.
Les antennes régionales ont aussi souffert. La fusion a réduit leur capacité à couvrir l’actualité locale. "Les citoyens sont moins informés", regrette un ancien directeur régional. Une perte de démocratie. Au profit d’intérêts privés.
Le gouvernement justifie ces mesures par la nécessité de réduire les dépenses publiques. Mais les économies réalisées sont dérisoires. Face aux conséquences dramatiques pour l’information. "C’est un massacre organisé", résume un syndicaliste.
Une question de démocratie
La question va au-delà de l’audiovisuel public. Elle touche à la démocratie. Une démocratie qui repose sur une information libre et indépendante. "France Télévisions est un pilier de notre démocratie", rappelle un ancien ministre. Un pilier aujourd’hui fragilisé.
Les citoyens sont les premières victimes de cette politique. Moins informés, ils sont aussi moins armés pour exercer leur citoyenneté. "C’est un recul démocratique", déplore un constitutionnaliste. Un recul silencieux. Mais bien réel.
Les prochaines élections seront un test. Un test pour France Télévisions. Et pour la démocratie. "Si France Télévisions tombe, ce sera une catastrophe", prévient un ancien directeur de l’audiovisuel public. Une catastrophe annoncée.
Le dossier est loin d’être clos. Les preuves continuent d’affluer. Et les questions aussi. "Pourquoi ?", interrogent les citoyens. La réponse est là. Dans les coulisses de l’Élysée. Et dans les bureaux de Vincent Bolloré.
Sources
- Documentaire OFF : Comment l'Élysée met sous pression France Télévisions
- Archives France Télévisions
- Entretiens avec des employés et anciens cadres de France Télévisions
- Déclarations publiques de Marine Le Pen et Vincent Bolloré
- Rapports budgétaires de France Télévisions (2017-2024)
Par la rédaction de Le Dossier


