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LINA : vos impôts financent la propagande politique

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-22
Illustration: LINA : vos impôts financent la propagande politique
© YouTube

Trois mots qui valent 150 millions

"No pasarán".

Trois mots. Un slogan de l'ultragauche. Posté par LINA le 2 juillet 2024. Cinq jours avant le second tour des législatives. Vous avez bien lu.

La publication vante un collectif de rappeurs "engagés contre l'extrême droite". Elle contextualise — avec un article historique sur l'antifascisme. Problème ? LINA est financée à 100% par l'argent public. Sa mission : valoriser les archives, pas prendre parti.

Le rapporteur de l'Assemblée nationale a sorti les captures d'écran. "Comment expliquez-vous cette publication en pleine campagne ?", assène-t-il au directeur de LINA. Réponse : "Nous fournirons des explications écrites."

Traduction : ils n'en ont pas.

L'équation éditoriale qui ne trompe personne

25 personnes. 73% de posts politiques contre l'extrême droite.

L'équipe "réseaux sociaux" de LINA carbure à vos impôts. Leur production ? Entre janvier et juillet 2024, sur 42 publications politiques analysées par Contre-Champ, zéro critique de la gauche. Zéro.

Le 5 février, LINA tweete sur Morandini. Le 6, elle reposte le même tweet. Le directeur botte en touche : "C'est une équipe éditoriale plurielle."

Plurielle ? Les chiffres hurlent le contraire.

150 millions : la facture du militantisme

Comptons ensemble.

150 millions d'euros par an. 87% venant du ministère de la Culture. Officiellement pour "numériser le patrimoine audiovisuel". En réalité ?

  • 1er juillet 2024 : relai d'une marche antifasciste
  • 3 juillet : interview d'un collectif anti-Trump
  • 4 juillet : documentaire sur les "dangers du populisme"

Hasard ? Le rapporteur ricane : "C'est une ligne éditoriale partisane." Toutes ces publications tombent pendant la trêve électorale. Et pourtant.

Audition : le directeur dans le mur

"Nous ne sommes pas partisans."

Le directeur de LINA ressasse la phrase comme un disque rayé. Devant les députés, il tangue. Le rapporteur lui balance les tweets un par un.

"Qui valide ces publications ?"
— "C'est un travail d'équipe."

"Pourquoi tant de posts sur l'ultragouache ?"
— "Nous traitons tous les sujets."

Les relevés Twitter, eux, sont sans appel. Entre deux posts sur Chaplin et Godard, LINA distille sa propagande. Subtilement. Systématiquement.

Chronique d'un scandale annoncé

L'affaire couvait depuis 2022.

Dès cette année-là, des internautes sonnent l'alarme. En 2023, un audit interne recommande plus de "neutralité". Rien ne bouge.

Juillet 2024 : l'étincelle. Les tweets pro-antifascistes cinq jours avant le vote mettent le feu aux poudres.

Résultat ? Commission parlementaire. Le directeur promet des "ajustements". Trop tard. Les preuves ont fuité. L'argent des contribuables a financé une campagne politique déguisée.

Qui paiera ? Personne. Voilà.

Sources

  1. Procès-verbal de la commission parlementaire du 7 juillet 2024
  2. Archive des publications Twitter de LINA (janvier-juillet 2024)
  3. Rapport d'audit interne de LINA, décembre 2023
  4. Budget 2024 du ministère de la Culture
  5. Captures d'écran Contre-Champ, juillet 2024

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Par la rédaction de Le Dossier

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