Libération de Bakkali : les victimes du 13 novembre 2015 indignées

La justice belge ouvre la porte
Le logisticien des attentats du 13-Novembre vient de franchir une étape clé. La Belgique, où il purge sa peine depuis 2023, examine sa demande de libération conditionnelle.
En France ? Il aurait dû attendre encore dix ans. Deux systèmes, deux poids. Et cette question : pourquoi le pays qui a subi l'attentat n'a-t-il pas eu son mot à dire ?
Celui qui connaissait les adresses
Ses connaissances topographiques valaient de l'or. Bakkali avait repéré des appartements-refuges à Bruxelles, logé les terroristes, fourni des armes. Sans lui, les commandos du Bataclan n'auraient peut-être jamais pu frapper.
Condamné deux fois avant 2015 pour des faits similaires, il cumulait les signaux d'alerte. Et pourtant, le voilà sur le point d'obtenir une liberté surveillée.
(oui, vous avez bien lu)
"On nous crache à la figure"
Arthur Dénouveaux, président de Life for Paris, ne décolère pas : "C'est une insulte à nos morts." L'association prépare un recours — et s'inquiète d'un effet boule de neige pour les 13 autres détenus du 13-Novembre en Belgique.
Leur cauchemar : voir Salah Abdeslam, aujourd'hui enfermé en France, tenter la même manœuvre demain.
Une faille béante
Le problème dépasse Bakkali. Entre pays européens, les peines et leurs conditions d'exécution divergent parfois de façon vertigineuse. La Belgique applique strictement ses règles de libération conditionnelle. La France, plus restrictive, doit-elle s'incliner ?
Les familles attendent une réponse. Pas un silence.
📰Source :youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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