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JusticeÉpisode 6/3

Les disparues de l'A26 : une enquête relancée après 40 ans

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-09-13
Illustration: Les disparues de l'A26 : une enquête relancée après 40 ans
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Accroche

Octobre 1988. Marie-Thérèse Borde, représentante de commerce, disparaît brusquement sur l’A26. Sa voiture est retrouvée vide, avec des traces de sang. Une semaine plus tard, son corps repose dans un bois à plus de 30 km de là. Elle n’est pas la première. Entre 1984 et 1988, trois autres femmes ont été tuées dans des circonstances troublantes. Quarante ans après, l’enquête reprend.

Les faits

Marie-Thérèse Borde est la quatrième. Avant elle, Sophie Borka, Christelle Houdin, et Gisèle Charlier ont été assassinées. Les crimes ont eu lieu pendant la construction de l’A26. Les corps, souvent retrouvés près du chantier, portent les mêmes stigmates : mystère et violence. Les traces de sang autour du véhicule de Marie-Thérèse avaient alerté les enquêteurs. Pourtant, un scellé crucial dans l’affaire Gisèle Charlier — un véhicule — n’a jamais été analysé. Une omission qui pèse encore.

Le contexte

La région est en émoi. La psychose gagne. On murmure l’existence d’un tueur en série. Les parents surveillent leurs enfants et leurs voisins. Isabelle Orlande, journaliste, baptise l’affaire « les disparues de la 26 ». Elle raconte : « Les rumeurs allaient bon train. On fermait les portes, on se méfiait de tout le monde. » Un climat de peur qui marque encore les mémoires.

Le traitement judiciaire

En 2019, un homme, ancien ouvrier du chantier de l’A26, est mis en examen dans l’affaire Christelle Houdin. Depuis, rien. Aucun procès, aucune condamnation. Les autres affaires stagnent. Le pôle Cold Case de Nanterre reprend les quatre dossiers. Didier Seban, avocat des familles, mise sur les avancées technologiques : « Les progrès depuis les années 80 sont énormes. » Une lueur d’espoir pour ceux qui attendent depuis trop longtemps.

Ce que ça révèle

Ces meurtres non élucidés mettent en lumière les failles de la police française des années 1980. Les moyens techniques étaient limités, les pistes parfois négligées. Les familles ont attendu des décennies. Aujourd’hui, le pôle Cold Case offre un nouvel espoir. Mais cela souligne aussi la vulnérabilité des victimes de violences, souvent abandonnées par un système judiciaire dépassé. Les familles attendent, encore, que justice soit rendue.

Sources : France 3 Hauts-de-France, France Info TV

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