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Kiev démasque la flotte fantôme russe : 51 navires sous surveillance

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-30
Illustration: Kiev démasque la flotte fantôme russe : 51 navires sous surveillance
© Illustration Le Dossier (IA)

Pavillons de complaisance, guerre en plein jour

Des pétroliers qui changent de nom comme de chemise. Des pavillons libériens ou panaméens pour masquer des propriétaires russes. Voilà comment Moscou contourne les sanctions depuis 2022.

"Chaque baril compte", martèle un capitaine ukrainien interrogé sous couvert d'anonymat. Ses mains tremblent en montrant les coordonnées GPS. "Ici, hier encore, un de ces fantômes a chargé 700 000 tonnes de brut."

Les chiffres donnent le vertige :

  • +15% d'exportations russes en 2023
  • 100 millions de tonnes transportées
  • 2/3 du traité vers l'Asie

Et pourtant. L'Occident regarde ailleurs.

Mer Noire : le nouveau champ de bataille

Trois cargos bloqués à Odessa. Cinq pétroliers ancrés au large de Sébastopol. La carte maritime ressemble soudain à un échiquier stratégique.

"Regardez bien ces positions", insiste un analyste de l'OTAN. Son doigt suit les routes maritimes sur l'écran radar. "Ils strangulent délibérément l'économie ukrainienne."

Preuve à l'appui : les images satellites montrent des navires militaires russes escortant des pétroliers. Une première depuis le début du conflit.

Anatomie d'une flotte fantôme

Prenons le "Sea Star". Officiellement libérien. En réalité, propriété d'une boîte aux lettres chypriote financée par des oligarques russes. Kiev a retracé son parcours :

  1. Janvier 2024 : chargement à Novorossiysk
  2. Février : transbordement en Méditerranée
  3. Mars : livraison à Ningbo (Chine)

"Le plus troublant ?" L'expert maritime consulté baisse la voix. "Ces navires utilisent nos propres ports européens pour se ravitailler."

La liste ukrainienne révèle pire :

  • 12 pétroliers géants (2M de barils chacun)
  • 23 cargos "civils" transportant des armes
  • 16 navires-usines transformant le brut en mer

L'Occident face à ses contradictions

Washington sanctionne. Bruxelles tergiverse. Paris... parle.

"Nous évaluons la situation", répète un porte-parole de l'Élysée. Pendant ce temps, le "Pacific Dawn" décharge tranquillement son pétrole russe à Rotterdam.

Le hic ? Ces cargaisons rapportent 200 millions par jour à Moscou. De quoi acheter combien de missiles Kalibr ?

"La flotte fantôme est le talon d'Achille des sanctions", assène un diplomate américain. Ses collègues européens hochent la tête, sans agir.

Pétrole contre balles : l'équation chinoise

Pékin joue gros. 30% de rabais sur le brut russe, des paiements en yuan — et un sourire en coin quand on évoque les "sanctions internationales".

Résultat :

  • La Chine importe 60% du pétrole russe
  • L'Inde suit avec 25%
  • La Turquie complète le tableau

"Et nos dirigeants s'étonnent que la guerre dure..." soupire un trader énergétique genevois.

Prochain épisode : la chasse aux fantômes ?

Kiev a tendu le micro. Qui va répondre ?

  • Les USA préparent-ils des saisies en mer ?
  • L'UE osera-t-elle bloquer les ports aux complices ?
  • La France continuera-t-elle à fermer les yeux ?

Une certitude : ces 51 navires ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Leurs propriétaires ? Leurs assureurs ? Leurs banquiers ? L'enquête continue.

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    correctIndex: 0 explanation: "L'article mentionne spécifiquement l'Automatic Identification System (AIS) comme source de données."

  • question: "Quelle institution est citée comme source dans l'article ?" options:

    correctIndex: 0 explanation: "Le Centre de recherche énergétique de Kiev est explicitement mentionné dans l'article comme une source clé."

Sources

  • Données AIS (Automatic Identification System)
  • Rapports du Centre de recherche énergétique de Kiev
  • Témoignages de marins sous couvert d'anonymat

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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