Agression antisémite à Barcelone : Jimmy, pris pour cible « parce que juif », témoigne

L’instant où tout bascule
La Rambla de Barcelona, ses lumières, ses yachts. Une place immense et lumineuse, à côté du port.
Jimmy et six amis juifs français viennent de marcher une heure et demie. Ils pensaient être à dix minutes de leur hôtel. Mauvaise estimation. C’est le shabbat. Ils marchent.
Arrivés près du second port, à côté de l’hôtel Sofitel, des cris les accueillent.
« Free Palestine ».
Ils ignorent. « Ça arrive pas mal ces derniers temps dans les capitales européennes », explique Jimmy. Mais une femme s’approche en courant – brune, short très court, brassière, chaussures roses, un drapeau palestinien sur la tête.
Elle a trouvé son public.
Une agression verbale – mais une violence réelle
Selon Jimmy, elle hurle : « Israël Genocide », « Baby Killers ». Elle tape dans ses mains, lève les bras. Des passants lui répondent en écho.
« Les sionistes ne sont pas les bienvenus, les juifs ne sont pas les bienvenus à Barcelone, vous n’avez rien à faire ici, vous êtes des tueurs d’enfants. »
Le groupe de sept se sépare en trois – deux, trois, deux – pour éviter d’être encerclé. Jimmy porte une kippa. Un autre porte l’habit traditionnel Loubavitch.
Il tente un argument : « Moi, je suis français, pas israélien. » Il le dit en français, en anglais, en espagnol. Ça n’arrête rien.
« Elle a trouvé son public. Et quand on était dans des endroits un peu plus sombres, ça a commencé à être impressionnant. »
Contexte : ce qu’on sait de l’agresseuse et du lieu
Jimmy la décrit comme brune, « type racisée », tête couverte d’un drapeau palestinien, keffieh en queue de cheval. Tatouée de la tête aux pieds. Habillée en joggeuse. Impossible de savoir si elle est espagnole ou étrangère. La foule qui a répondu – inconnue aussi.
Les faits se déroulent sur le port de Barcelone, zone ultra-touristique. Le soir du shabbat, jour de repos juif, ce qui a obligé le groupe à marcher.
Jimmy précise : certains médias ont rapporté l’incident « un peu vite », laissant croire à une agression collective plus violente. Lui insiste : insultes et intimidation, pas de coups.
Traitement judiciaire : rien n’est établi à ce stade
Aucune info indique que les autorités espagnoles aient été saisies. Le groupe a continué sa marche jusqu’à l’hôtel sans porter plainte. Jimmy ne mentionne ni dépôt de plainte ultérieur ni contact avec le consulat de France. Heure exacte, nombre précis de passants hostiles, éventuels antécédents de l’agresseuse – inconnus.
Une seule source documente ces faits : la vidéo de CNews. Aucun autre média n’a pour l’instant confirmé ou enrichi ce témoignage.
Ce que ça dit de la France (et de l’Europe)
Des Français en vacances. Une agression verbale parce qu’ils sont juifs. À Barcelone, pas à Paris.
Jimmy explique : « Peut-être que ces derniers temps, dans toutes les capitales européennes, on entend ces cris. » Il ne généralise pas. Mais son récit montre une réalité : l’antisémitisme ne s’arrête pas aux frontières. Un touriste français peut être pris pour cible à l’étranger simplement parce qu’il porte une kippa.
Le sentiment d’impunité est palpable dans son témoignage. Personne n’intervient. La foule se fait complice en répondant en écho. « Elle a trouvé son public », répète-t-il. Ce public, ce n’est pas une foule d’extrémistes organisés — ce sont des passants ordinaires, le soir, sur un port illuminé.
Cette scène révèle une tension diffuse. La frontière entre manifestation politique et harcèlement antisémite devient floue. Le drapeau palestinien sert de couverture à des insultes visant spécifiquement des juifs, confondus avec l’État d’Israël. Jimmy insiste : « Je suis français. » Mais pour l’agresseuse, juif et israélien sont synonymes.
La France n’est pas directement en cause. Ses citoyens, oui. L’affaire rappelle que l’antisémitisme est un phénomène transnational, alimenté par les conflits au Proche-Orient, mais qui frappe des individus sans lien avec eux.
Un groupe de sept Français, le soir du shabbat, a dû se séparer pour éviter une foule hostile. Ils n’ont pas porté plainte. Peut-être par lassitude. Peut-être parce que, comme le suggère Jimmy, ces scènes deviennent presque banales.
« C’était impressionnant », dit-il. Un fait divers. Mais il dit quelque chose de notre époque.
Sources :
- CNews – Jimmy, pris en chasse « parce que juif », livre son témoignage (YouTube, 2026)
📰Source :www.youtube.com
Par la rédaction de Le Dossier
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