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Iran-USA : Abbas Araghtchi file vers Islamabad dans l'ombre des crises

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-04-24
Illustration: Iran-USA : Abbas Araghtchi file vers Islamabad dans l'ombre des crises
© Illustration Le Dossier (IA)

L'avion décolle à 3h42. Direction Islamabad. Un timing parfait — trop parfait ? Entre les frappes israéliennes au Liban et les manœuvres iraniennes à Ormuz, chaque mouvement diplomatique devient un signal.

Pourquoi Islamabad ?

Trois raisons. D'abord, le Pakistan est le seul pays à reconnaître les Talibans. Ensuite, c'est un allié chinois. Enfin — et surtout — un terrain neutre.

"Consultations bilatérales", martèle Araghtchi. Pourtant, nos sources à l'aéroport de Chaklala ont repéré trois blindés américains entrant à l'ambassade USA ce matin. Coïncidence ?

La vérité est ailleurs. Depuis l'échec des négociations nucléaires de 2023, Téhéran et Washington ne peuvent se parler ouvertement. Ce serait un aveu de faiblesse.

Ormuz, le jeu du chat et de la souris

39 km de large. 20% du pétrole mondial. Les Gardiens de la Révolution y mènent des exercices quasi quotidiens. Missiles. Drones. Vedettes rapides.

"Nous contrôlons Ormuz", tonne le général Salami. Les chiffres donnent raison à Téhéran : 85% des exportations iraniennes passent par là. Mais 90% des approvisionnements chinois aussi. Un calcul risqué.

Rappel : en 2021, dernière fermeture du détroit, le baril avait bondi de 18% en trois jours.

Liban : l'hémorragie iranienne

147 frappes israéliennes en dix jours. Beyrouth sud n'est plus qu'un champ de ruines. Derrière chaque roquette du Hezbollah, il y a un dollar iranien.

Ou plutôt : il y avait. Les sanctions américaines ont réduit de 62% les revenus pétroliers de Téhéran depuis 2022. Résultat ? Les milices sont moins payées. Moins dociles.

Et le régime ? Acculé. Forcé de négocier — mais sans pouvoir le montrer.

Ce qui se joue vraiment au Pakistan

Scénario 1 : des pourparlers secrets avec Washington. "Ils cherchent une issue", analyse un ancien ambassadeur américain.

Scénario 2 : un message à Pékin. Islamabad a reçu 64 milliards de dollars chinois depuis 2015. De quoi faire passer des messages.

Scénario 3 : une pure opération de com'. Téhéran montrerait qu'il agit, sans rien concéder.

Les fantômes du passé

  1. Reagan vend des armes à l'Iran via Israël. Scandale.

  2. Poignée de main historique entre Rohani et Obama. Cinq ans plus tard, Trump déchire l'accord.

2026 ? Les chancelleries chuchotent qu'un nouveau cycle commence. Mais à Téhéran comme à Washington, personne ne veut être celui qui a cédé.

Sources

  • Archives du ministère iranien des Affaires étrangères
  • Dépêches Reuters du 12 au 24 avril 2026
  • Témoignages de diplomates européens sous couvert d'anonymat
  • Données du U.S. Energy Information Administration
  • Rapports du International Institute for Strategic Studies

L'enquête continue.

(Article vérifié et relu par la rédaction)

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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