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Politique

Frappes iraniennes et droits des femmes : l'Europe sous double pression

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-03-08

Frappes sur l'Iran : l'Europe mise K.O.

28 février 2026. Des F-35 israéliens décollent vers Téhéran. Objectif : éliminer Ali Khamenei. À Washington, le Pentagone confirme — l'"Opération Menorah" est lancée. Bruxelles ? Personne ne l’a prévenu.

"Ce n'est pas une guerre de nécessité." Arancha Gonzalez Laya, ancienne ministre espagnole des Affaires étrangères, enfonce le clou : "Le Pentagone l'a admis lui-même. Aucune urgence immédiate ne justifiait ces frappes."

Les conséquences ? Immédiates.

  • +50% sur le prix du gaz
  • +12% sur le baril de pétrole
  • 5% de chute à la Bourse de Paris

L'Espagne crie à la violation du droit international. La France et l'Allemagne se taisent. Seule réaction concrète : l'envoi de navires militaires en Méditerranée orientale. "Une présence dissuasive", selon l'Élysée.

Pourquoi ce silence ? Gonzalez Laya tranche : "Trump ne comprend que le langage de la force. Face à la faiblesse, il s'acharne." Preuve avec l'embargo menacé contre Madrid après son refus de prêter ses bases militaires.


Diplomatie européenne : le crash de 2015 à 2026

L'accord nucléaire iranien. 89 pages signées en 2015 sous leadership européen. Détruit par Trump en 2018. "Nous avions une solution", rappelle Gonzalez Laya. "Elle a fini à la poubelle."

Aujourd'hui, l'UE paie cash son impuissance :

  • 210 milliards d'euros d'avoirs russes gelés — et contestés en justice
  • Le Mercosur imposé malgré l'opposition française
  • Une défense européenne dépendante du parapluie américain

"Regardons les faits." Depuis 2022, l'Espagne a doublé son budget défense. Mais refuse les 5% exigés par l'OTAN. "Un effort énorme", plaide l'ancienne ministre. Insuffisant pour Washington.


Droits des femmes : l'offensive conservatrice

Pendant ce temps, à Bruxelles, on célèbre les droits des femmes. En théorie.

  • Italie : seulement 5 IVG pour 1000 femmes (contre 17 en France)
  • Pologne : 98% des communes sans accès à l'avortement
  • Hongrie : primes natalistes conditionnées au mariage

"Ce n'est pas un retour de balancier, c'est orchestré." Sirpa Pietikäinen, eurodéputée finlandaise, dénonce : "Des fondations américaines ultraconservatrices financent ces reculs."

L'initiative citoyenne européenne a recueilli 1,1 million de signatures pour garantir l'IVG. Réponse de la Commission ? Permettre d'utiliser les fonds sociaux existants. Sans budget supplémentaire.

"Une victoire en demi-teinte", commente Anna Cavazzini (Verts). "Mais un signal fort face à l'extrême droite."


Violences faites aux femmes : la France et l'Allemagne freinent

50 millions. C'est le nombre d'Européennes victimes de violences. Soit une sur trois.

En 2024, Paris et Berlin ont bloqué l'harmonisation de la définition du viol. Motif ? Refus d'intégrer la notion de consentement. Un an plus tard, la France changeait pourtant sa loi nationale.

"Un oui est un oui. Un non est un non." Marc Angel (S&D) résume l'enjeu : "L'Europe doit trancher : protéger les femmes ou céder aux conservateurs ?"

La Convention d'Istanbul, ratifiée par l'UE, reste lettre morte dans six États membres. Dont la Hongrie et la Pologne.


Iran : l'Europe abandonne-t-elle les femmes ?

30000 morts. C'est le bilan présumé de la répression en Iran depuis 2022. Les femmes en première ligne.

"Nous avons voté des résolutions", défend Marc Angel. Pourtant, aucune sanction ciblée sur les responsables des violences sexuelles. Aucun statut spécial pour les réfugiées iraniennes.

Gonzalez Laya alerte : "Une intervention militaire ne libérera pas les Iraniennes. Regardez l'Afghanistan." Preuve avec les talibans qui ferment aujourd'hui 80% des écoles de filles.


Le paradoxe européen

L'UE dépense 160 milliards par an en défense. Mais refuse 0,01% de ce budget pour financer l'IVG. Elle sanctionne la Russie en 24h. Mais tergiverse depuis 4 ans sur l'Iran.

"Les questions restent sans réponse. Pour l'instant."

Une certitude : en 2026, l'Europe navigue à vue. Entre alliés imprévisibles et valeurs malmenées. Le compte à rebours est lancé.

Par la rédaction de Le Dossier

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