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Génération Z : comment les shorts détruisent leur concentration

Par la rédaction de Le Dossier · 2026-08-11
Illustration: Génération Z : comment les shorts détruisent leur concentration
© YouTube

69 %. C'est le pourcentage de jeunes Français qui passent plus de 8 heures par jour sur les réseaux sociaux et souffrent de troubles de l'attention. Même ceux qui n'y passent qu'une heure ne sont pas épargnés : 45 % présentent des symptômes similaires. Une méta-analyse de 71 études — près de 100 000 individus — a démontré que plus les adolescents et les adultes regardent de vidéos courtes, plus ils ont du mal à se concentrer, à se contrôler et à gérer leur stress et leur anxiété.

Le piège s'est refermé

TikTok a ouvert la voie. Instagram, Facebook et YouTube ont suivi. Le format court — le short — a modifié la génération Z.

Comme le rappelle l'essayiste Baptiste de Tombe, regarder une vidéo d'une heure sur YouTube implique une décision consciente : on sait ce dans quoi on s'engage. Avec le short, le geste devient infra-rationnel. On ouvre son téléphone sans s'en rendre compte. On ne décide pas de passer une heure et demie à scroller. On est happé par un flux. Et le temps s'évapore.

Les jeunes Français consultent leur téléphone toutes les 5 minutes. Ils reçoivent une notification toutes les 5 minutes par heure éveillée. L'attention est constamment fragmentée.

Essayez de vous souvenir du contenu des trois derniers shorts que vous avez regardés. Vous n'en avez quasiment aucun souvenir. Ce temps passé s'est proprement évaporé — ce qui n'arrive quasiment jamais avec un contenu plus long, plus intellectuel, moins dans le stimuli immédiat.

Le brain drain invisible

La simple présence d'un téléphone dans le champ de vision provoque ce que les anglophones appellent un brain drain — littéralement une fuite de cerveau. L'appareil aspire l'attention, déconcentre. C'est un effet démontré.

Les jeunes Français qui passent plus de 8 heures par jour sur les réseaux sociaux sont à 69 % touchés par des troubles de l'attention. Ceux qui n'y passent qu'une heure : 45 %.

La méta-analyse de 71 études, portant sur près de 100 000 individus, montre que plus les adolescents et les adultes regardent de vidéos courtes, plus ils ont du mal à se concentrer, à se contrôler et à gérer leur stress et leur anxiété. L'effet est décisif.

Le format court réduit le choix rationnel. L'utilisateur n'est plus maître de son temps. Il est gouverné par un flux conçu pour être addictif.

L'école face au mur

Concrètement, un professeur aujourd'hui face à une classe de 30 élèves a une majorité d'entre eux qui souffrent, d'une façon ou d'une autre, de troubles de l'attention et de la concentration.

Quel que soit le cours, quel que soit l'objectif pédagogique visé : si le temps de concentration ne dépasse pas la durée d'un short, la persévérance dans l'apprentissage disparaît. La rigueur nécessaire pour apprendre la guitare, travailler le bois ou réviser un examen s'évapore.

L'élève grandit dans un contexte surstimulé.

La conséquence est double. D'abord, une baisse des accomplissements objectifs. Ensuite, une atteinte à l'estime de soi. L'estime de soi dépend en bonne part des actes accomplis dans le monde réel. Quand on n'arrive plus à soutenir son attention, on n'accomplit plus rien.

Certains voient dans cette mutation un apprentissage du multitâche, mais en réalité l'incapacité à soutenir l'attention dans la durée a des effets dramatiques sur la concentration et sur les accomplissements.

📰Source :youtube.com

Par la rédaction de Le Dossier

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